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La diversité malgré les tabous dans les écoles de l’Île-du-Prince-Édouard

Léo Pendergast tient le livre Deux papas pour moi.

Léo Pendergast est en tournée dans les écoles françaises de l'Île-du-Prince-Édouard durant tout le mois de mai.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

Tout au long du mois de mai, l'équipe du projet Livres LGBTQ+ fait la tournée des six écoles francophones de l’Île-du-Prince-Édouard.

Ce projet est une initiative de Léo Pendergast et Jenn Lewis, élèves de 11e année à l’École François Buote.

Il vise à distribuer des livres portant sur des thématiques liées aux communautés LGBTQ+ dans les établissements scolaires.

La tournée littéraire offre aussi aux élèves des ateliers de lecture sur les enjeux touchant ces communautés.

 Si j’avais eu accès à ce type de livre quand j’étais enfant, j’aurais été beaucoup plus à l’aise avec moi-même et avec mon identité. 

Une citation de :Léo Pendergast

Léo Pendergast explique que l’objectif de la tournée littéraire est de former une société plus inclusive et accueillante à la diversité de genre.

Léo Pendergast tient deux livres présentés pour le projet Livres LGBTQ+.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Léo Pendergast tient deux livres présentés à l'occasion du projet Livres LGBTQ+ : « Deux Papas pour moi », de Mélanie Perreault, et « Rouge », de Michael Hall.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

Trois rencontres ont déjà été réalisées dans les écoles François-Buote, Évangéline et Saint-Augustin.

C’est important d’apporter ces sujets dans les écoles et d’offrir notre appui aux communautés LGBTQ+ [...] On essaie d’apporter notre petit morceau en appuyant des initiatives comme ça.

Une citation de :Daniel Pitre, directeur général de Jeunesse acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard

Le projet a pris naissance pendant un cours de leadership à l’école francophone de Charlottetown. Les élèves ont dû ensuite chercher du financement afin d’acheter une quarantaine de livres.

D’autres organismes se sont associés au projet au fur et à mesure, notamment Jeunesse acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard (JAFLIPE), Pride PEI, Jeunes en actions, et l’Association des enseignant.e.s de langue française.

Daniel Pitre pose pour la photo. Derrière lui, il y a plusieurs photos de jeunes.

Daniel Pitre, directeur général de Jeunesse acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard, a aidé les élèves à trouver du financement pour leur projet.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

Un sujet tabou

Patrick Bourdeau, directeur des services éducatifs de la Commission scolaire de langue française de l'Île-du-Prince-Édouard (CSLF), explique que plusieurs membres du réseau scolaire, dont des enseignants et des parents, ont collaboré au choix des livres.

C’est un sujet encore un peu tabou aujourd’hui. Alors c’était important de consulter les gens pour déterminer la façon dont on allait mettre en place ce projet.

Une citation de :Patrick Bourdeau, directeur des services éducatifs, CSLF

Les ouvrages sont proposés aux élèves en fonction de leur âge, du type de sujet abordé, et du niveau de discussions qu’ils engagent, explique le directeur des services éducatifs.

Patrick Bourdeau est assis sur un fauteuil dans son bureau.

Patrick Bourdeau, directeur des services éducatifs de la Commission scolaire de langue française de l'Île-du-Prince-Édouard, explique que son établissement a toujours fait des efforts pour rendre l'environnement scolaire plus inclusif.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

Neuf titres ont été sélectionnés, dont sept qui ont été réservés pour les classes de la maternelle à la 6e année. Deux sont proposés aux élèves du secondaire.

Patrick Bourdeau explique que bien que la planification du projet ait été partagée avec les familles, certains parents d’élèves ont décidé que leurs enfants n’assistaient pas aux ateliers.

C’est une discussion qui est encore en train de s’ouvrir, mais est-ce qu’il y a encore du travail à faire ? Oui, il y en a, a-t-il affirmé.

Les discussions en classe

Enseignante de 5e année à l’École Évangéline, Maude Bertrand reconnaît que les discussions sur les thématiques LGBTQ+ ne sont pas assez présentes dans les petites communautés, comme la sienne.

Maude Bertrand pose pour la photo.

Maude Bertrand, enseignante à la 5e année à l’École Évangéline, reconnaît que les enfants n'ont pas les mêmes questionnements que les adultes et que le message sur la diversité LBGTQ+ passe plus facilement chez les petits.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

L'enseignante s’est dite ouverte à aborder ces enjeux avec les élèves en classe.

C’est sûr qu’il y aura des questions, car j’enseigne en 5e année, et il y a quelques élèves qui se questionnent sur leur identité [...] mais s’il y a des questionnements, on est là pour les accompagner.

Une citation de :Maude Bertrand, enseignante de 5e année à l’École Évangéline
Paulette LeBlanc pose pour la photo. Derrière elle, il y a plusieurs photos de jeunes.

Paulette LeBlanc, directrice de l’École Évangéline, se dit très satisfaite d'avoir accueilli l'une des visites de la tournée du projet Livres LGBTQ+.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

Paulette LeBlanc, directrice de l’École Évangéline, reconnaît aussi l’importance de la sensibilisation à la diversité dans les écoles et les communautés rurales.

Il faut qu’ils [les élèves] soient capables d’être fiers de leur identité et dire que c’est correct d’être soi-même.

Une citation de :Paulette LeBlanc, directrice de l’École Évangéline

Il reste trois autres écoles qui attendent la visite de la tournée littéraire.

Les livres apportés aux établissements sont placés dans les salles de classe à des fins de consultation.

Les prochains ateliers 

  • École Pierre-Chiasson : mercredi 19 mai
  • École-Sur-Mer : mardi 25 mai
  • École La-Belle-Cloche : jeudi 27 mai

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