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Nombre de clients par établissement : des commerçants souhaitent des assouplissements

Une affiche indique une capacité maximale de deux clients dans une vitrine de magasin.

La Savonnerie Bon Bain, située à Noranda, ne peut accueillir que deux clients à la fois.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Des propriétaires de petits commerces réclament des assouplissements aux limites de clients par établissement en zone jaune. Avec l’amélioration de la situation sanitaire en Abitibi-Témiscamingue, ils estiment qu’une augmentation du nombre de clients par commerce dans le respect de la distanciation sociale de deux mètres est possible.

À Amos, certaines périodes de la journée sont fort occupées dans l’un des dépanneurs d’Éric Lundeborg.

Pour un de mes commerces situés près d’une école, c’est problématique le midi, car les étudiants viennent parfois se chercher un petit repas et souvent ces ados-là se tiennent en gang. Ils sont respectueux, mais pour nous c’est de la gestion, car on doit avoir quelqu’un qui compte les clients, déplore-t-il.

Un petit assouplissement, ça ferait du bien, admet-il.

Même son de cloche à la boucherie Aux Côtes Croisées de Rouyn-Noranda, alors que la propriétaire soutient que ses clients doivent être compréhensifs.

Si on pouvait augmenter la limite, ça serait plaisant quand même, parce qu’il y a moyen d’avoir deux mètres et d’avoir plus que deux personnes dans la boucherie, soutient Manon Chamberland, dont la règle des 20 mètres carrés la limite à deux clients en même temps dans le magasin.

Manon Chamberland sourit devant le comptoir de sa boucherie.

Manon Chamberland, propriétaire de la boucherie Aux Côtes Croisées de Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Elle croit qu’elle pourrait avoir jusqu’à quatre clients en même temps dans le magasin tout en respectant la distanciation. Les gens se sentent pressés aussi et on ne veut pas qu’ils se sentent pressés, mais veux, veux pas, il y a des gens derrière, fait-elle valoir.

La propriétaire de la Savonnerie Bon Bain, Patricia Pinto, soutient pour sa part qu’il est désolant de ne pas avoir vu la consigne modifiée, alors que les chiffres négatifs de la deuxième vague appartiennent au passé.

On est au même point, peu importe la couleur de la région, à 20 mètres carrés par personne et ça nous empêche de servir rapidement les clients, dit-elle.

Patricia Pinto pose dans son commerce.

Patricia Pinto, propriétaire de la savonnerie Bon Bain

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

On a une réduction du chiffre d’affaires. Les gens sont patients, mais à un moment donné, les gens peuvent laisser tomber, surtout lorsqu’il pleut ou qu’il neige comme nous avons eu dans les dernières semaines, enchaîne-t-elle.

Dans un échange de courriels, la Santé publique régionale affirme qu'il n'est pas envisagé d’assouplir les mesures en vigueur dans les commerces de la région pour l’instant.

L’idée est d’abord de prendre le temps de mesurer les effets des assouplissements autorisés depuis le passage au palier de préalerte jaune – possibilité de rassemblement de deux bulles familiales en privé, dans les restaurants, ouverture des bars, fin du couvre-feu, assouplissements dans le secteur des sports et loisirs, etc., nous a écrit le porte-parole de l'organisme.

Cette mesure pourrait toutefois être révisée au cours des prochaines semaines.

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