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Des perturbations dans les écoles de l'Outaouais mercredi

Une femme tient une drapeau.

Des professionnels du milieu scolaire en Outaouais sont en grève et demandent une meilleure reconnaissance salariale.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Le Marquand Perreault

Radio-Canada

Une demi-journée de grève va perturber le quotidien de bien des élèves et des parents, mercredi, en Outaouais.

Le 7 mai, la Fédération des professionnelles et professionnels en éducation du Québec (FPPE) a annoncé la tenue d’une demi-journée de grève l’avant-midi du 19 mai.

Le syndicat parle d’une grève mystère, puisque les écoles touchées n'ont été connues que le jour même.

Les établissements visés par le piquetage en Outaouais sont les suivants :

  • CSS des Portages-de l'Outaouais: l'École secondaire Grande-Rivière et l'École Jean-de-Brébeuf
  • CSS des Draveurs : Polyvalente le Carrefour et Polyvalente Nicolas-Gatineau, l'École du Cheval-Blanc et École Massé
  • CSS des Hauts-Bois-de- l'Outaouais : Pavillon Christ-Roi et Pavillon Envolée
  • CSS Au Coeur des Vallées : Centre la Cité et Centre Le Vallon

Les Centres de services scolaires de l’Outaouais ont envoyé une note aux parents d’élèves pour les aviser des perturbations qui sont envisagées dans le quotidien des enfants.

Étant donné que la FPPE n’entend pas préciser les écoles qui feront l’objet d’une ligne de piquetage, le Centre de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSSPO) désire vous informer que les cours de l’ensemble de ses établissements scolaires seront suspendus en avant-midi le 19 mai, avait écrit Nadine Peterson, directrice générale du CSSPO.

Le Centre de services scolaire des Draveurs (CSSD) a envoyé une lettre similaire.

Des services à distance ont été mis en place dans les deux centres de services scolaires.

Pour les élèves du primaire du CSSPO et du CSSD, le personnel enseignant a fourni un plan de travail aux élèves afin que des apprentissages puissent être faits à la maison, dans l'après-midi.

Pour les élèves du secondaire, tous les cours prévus à l’horaire en avant-midi ont été suspendus en raison de la grève, peut-on lire dans les lettres. L’enseignement sera offert à distance, en après-midi, selon l’horaire régulier.

Deux personnes tiennent des pancartes.

Plus de 350 professionnelles et professionnels du milieu scolaire qui sont en grève mercredi.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Les services de garde sont fermés pour la journée et le transport scolaire a été annulé.

Du côté du Centre de services scolaire des Hauts-Bois-de-l'Outaouais (CSSHBO), l'apprentissage est aussi offert à distance.

Afin d’assurer la sécurité des élèves, du personnel et la poursuite des apprentissages, l’enseignement se fera à distance pour tous les élèves du préscolaire, du primaire, du secondaire, de la formation générale des adultes et de la formation professionnelle, lors de cette journée, peut-on lire sur le site de l'organisation.

De son côté, le Centre de services scolaire au Cœur-des-Vallées (CSSCV) annule tous les cours tant au primaire qu'au secondaire pour cette journée.

Meilleure reconnaissance salariale exigée

Pour cette deuxième séquence de grève, les professionnelles et les professionnels demandent une meilleure reconnaissance salariale pour tous les acteurs du réseau scolaire, qui sont en majorité des femmes, écrit la FPPE par voie de communiqué.

Dans le but de faire écho à la colère grandissante de ses membres, poursuit le syndicat, des écoles partout au Québec seront fermées par des lignes de piquetage lors de cette journée de grève.

Pour les quatre centres de services scolaires francophones de l'Outaouais, cela représente plus de 350 professionnelles et professionnels qui seront en grève, selon Annie St-Pierre, présidente du Syndicat du personnel professionnel du milieu scolaire de l'Outaouais (SPPMSO_CSQ), membre de la FPPE.

Parmi les professionnels, on compte des orthopédagogues, psychologues, orthophonistes, conseillers pédagogiques, analystes, psychoéducateurs, conseillères d'orientation.

En choisissant d’apporter des correctifs salariaux visant seulement le groupe des enseignants, le gouvernement affaiblit le réseau de l’éducation dans son ensemble et crée des tensions dans les équipes de travail. Un profond sentiment d’iniquité se répand et un vent de désaffection massive souffle sur les rangs du personnel professionnel, écrit Jacques Landry, président de la FPPE-CSQ.

En procédant ainsi pour régler le problème de pénurie, le gouvernement en crée une autre chez les professionnels, et elle a des conséquences tout aussi catastrophiques pour les élèves. Soyons clairs : les enseignantes et les enseignants méritent leur augmentation de salaire. Soyons encore plus clairs : les professionnelles et les professionnels ne méritent pas moins, conclut M. Landry.

La FPPE, affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) représente 19 organisations regroupant 10 000 membres répartis dans presque tous les centres de services scolaires du Québec.

L’organisation compte parmi ses membres différentes catégories de personnel dans les secteurs administratif, pédagogique et dans les services directs aux élèves.

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