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Québec accorde 2,5 M$ supplémentaires aux salles de cinéma

Des sacs de maïs soufflé sont disposés sur un plateau rouge.

« Ça nous donne de l'oxygène », affirme Éric Bouchard, coprésident de l'Association des propriétaires de cinémas du Québec (APCQ).

Photo : Unsplash / Corina Rainer

Radio-Canada

La ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, a annoncé vendredi l’octroi de 2,5 millions de dollars afin d’aider les salles de cinéma québécoises à maintenir leurs activités. Une dose d’oxygène cruciale, particulièrement après une période marquée par un creux de programmation, selon Éric Bouchard, coprésident de l’Association des propriétaires de cinémas du Québec (APCQ).

Cette somme sera gérée par la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), et les cinémas pourront en bénéficier par l’intermédiaire d’un appel à projets. Elle porte à 3,9 M $ l’aide totale destinée aux cinémas québécois en 2021-2022, un coup de pouce issu du Plan de relance économique du milieu culturel.

Les cinémas sont parmi ceux qui écopent le plus depuis [le début] de la pandémie. Sans les aides gouvernementales, que ce soit au fédéral ou au provincial, probablement qu’il n’en resterait à peu près plus, affirme M. Bouchard, qui est également propriétaire des cinémas St-Eustache et St-Jérôme.

Ça ne règle pas tout, mais ça nous donne de l’oxygène, parce que ce n’est pas facile, surtout depuis les dernières semaines. La sortie de films québécois nous a beaucoup aidés, mais là, les Québécois se sont retirés. Et les films américains commencent juste à arriver. Donc, on se retrouve dans un creux de programmation.

L'argent injecté par le gouvernement servira à pallier la baisse dramatique des ventes à la billetterie et garder en vie les salles en difficulté, tout en assurant « une plus grande prévisibilité en matière de diffusion du cinéma québécois », peut-on lire dans un communiqué.

« On ne peut pas se permettre de passer à côté de cet argent-là », affirme M. Bouchard, qui rappelle que le dernier programme d'aide (2020-2021) avait permis d'octroyer 16 000 $ par écran aux salles contenant 10 écrans ou moins et 150 000 $ par cinéma aux salles de plus de 10 écrans.

Le cinéma québécois la rescousse

En l’absence d’un flot constant de grosses productions américaines, comme à l’habitude, les salles ont beaucoup misé sur le cinéma québécois pour maintenir le cap en cette période d’indigence.

Un film qui a fait la différence, c’est La déesse des mouches à feu [d’Anaïs Barbeau-Lavalette, inspiré du roman de Geneviève Pettersen], affirme M. Bouchard.

L’an passé, quand on a ouvert le 1er juillet, on fonctionnait avec Jaws et Back to the Future. On s’est retrouvés dans une situation désastreuse. À partir du 15 août, on a sorti Suspect numéro un [de Daniel Roby], Mon cirque à moi [de Myriam Bouchard], et là on a vu qu’il y avait une grande place pour le cinéma québécois et la population a répondu admirablement.

Notre cinématographie nous a sauvés.

Une citation de :Éric Bouchard, coprésident de l'Association des propriétaires de cinémas du Québec

Avec l’effort de vaccination qui va bon train et un assouplissement des mesures sanitaires à l’horizon, l’avenir s’annonce prometteur, notamment avec le retour des productions américaines (Fast & Furious 9) et l’arrivée de films québécois grand public, comme Le guide de la famille parfaite de Ricardo Trogi.

Mais la viabilité des salles de cinéma ne sera jamais assurée tant que les cinéphiles ne pourront se gaver de popcorn. Les mesures qui vont nous aider concrètement, c’est, dans l’ordre, l’ouverture des comptoirs à friandises, qui représentent une partie importante de notre chiffre d’affaires et qui font partie de l’expérience cinéma, ainsi que la réduction de la distanciation physique de 2 mètres à 1,5 mètre.

Malgré l’adversité, M. Bouchard reste positif. Arrivera un point où je pense qu’on n’aura pas assez d’écrans pour passer tous les films, mais il faut tenir jusque-là.

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