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Les préfets en quête d'un transporteur aérien à l’écoute des besoins de la population

Un avion de Propair à l'aéroport de Rouyn-Noranda (archives)

Un avion à l'aéroport de Rouyn-Noranda (archives)

Photo : Facebook : Propair

La Conférence des préfets de l'Abitibi-Témiscamingue (CPAT) souhaite attirer dans la région un transporteur aérien qui répondra aux besoins de la population.

C’est ce qui ressort du Modèle régional de transport aérien présenté par la CPAT plus tôt cette semaine.

Le document décrit de façon précise les besoins de l'Abitibi-Témiscamingue en ce qui a trait au transport aérien.

Trois axes principaux sont abordés dans le modèle, à savoir la reprise des vols réguliers, le nolisement et la mise en place d’une instance régionale permettant de coordonner la mise en œuvre du plan d’action. Parmi les détails contenus dans le modèle figurent notamment des horaires et des fréquences de vols souhaités pour les aéroports régionaux.

Selon le président de la Conférence des préfets, Martin Ferron, le modèle s'apparente à un contrat de service indiquant clairement les attentes de la population aux transporteurs souhaitant desservir la région.

On s’est dit, on va montrer notre carte de visite. Nous, ce qu’on veut en Abitibi-Témiscamingue, c’est être desservi de cette façon-là, avec des transporteurs qui vont partir telle journée, à telle heure. On veut des connexions internationales, ça nous prend absolument ça pour que les vols internationaux puissent se connecter.

Une citation de :Martin Ferron

M. Ferron ajoute que le modèle rappelle aux gouvernements et aux instances concernées l’importance du marché de l’Abitibi-Témiscamingue.

Le but de l’analyse qui a été faite, c’est de donner ça aux gouvernements provincial et fédéral. Avec la crise, on est vraiment mal desservis. On a plus de 300 000 sièges annuellement qui sont réservés, en nolisement ou sur les vols publics. C’est quand même un marché important, intéressant pour le Québec. C’est le troisième marché en importance dans la province, souligne-t-il.

Le président de la CPAT admet qu’il faudra faire preuve de souplesse afin de convaincre un transporteur aérien de mettre en œuvre ce modèle.

On n’aura pas le choix de déroger, parce que la pandémie n’est pas nécessairement terminée, et on n’est pas en très grande relance. On comprend que le transporteur qui s’installe aujourd’hui ou qui va arriver, il va y aller graduellement et il va suivre les étapes de la reprise et du retour des gens dans les avions qui vont recommencer leurs voyages pour le travail et pour le plaisir, indique-t-il.

Selon Martin Ferron, il n’est pas question de prioriser un transporteur au détriment d’un autre. Le maire de Malartic admet cependant avoir un penchant pour que l’entreprise soit issue de la région.

Nous, on ne veut pas s’associer, on ne sélectionne personne. Ce sont des exemples qu’on donne à l’intérieur du modèle. Tant mieux si ce sont des transporteurs régionaux qui prennent la place et développent le marché, affirme-t-il.

On aimerait bien que ce soit Air Creebec ou Propair qui prenne la place, mais ça ce sont des choix d’entreprise sur lesquels on n’a pas de contrôle.

Une citation de :Martin Ferron

M. Ferron aimerait que le modèle soit mis en œuvre dès l’automne prochain, mais concède que ce sera difficile.

C’est un échéancier souhaité. Est-ce que c’est réaliste? C’est plus dur à dire avec ce qui nous pend au bout du nez avec la pandémie. Est-ce que les vaccins vont fonctionner? Est-ce qu’on va pouvoir avoir une vraie relance à l’automne? Si c’est le cas, on souhaiterait vraiment que cette desserte-là soit comblée à l’automne 2021, conclut-il.

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