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La Bête à sa mère, une version théâtrale fidèle à l'esprit du livre

La bête à sa mère de David Goudreault devient une adaptation théâtrale sous la plume de la dramaturge Isabelle Hubert.

La bête à sa mère de David Goudreault devient une adaptation théâtrale sous la plume de la dramaturge Isabelle Hubert. La pièce est présentée au théâtre du Trident jusqu'au 30 mai.

Photo : Stéphane Bourgeois

Que ce soit sous forme de roman ou adapté pour le théâtre, La bête à sa mère de David Goudreault demeure un récit profondément dérangeant sous le signe de l'abandon, de la cruauté et d'une effroyable solitude.

Séparé de sa mère depuis l'âge de sept ans, amant des animaux, accro aux drogues et à la pornographie, le héros de la pièce a trouvé refuge dans les livres.

Sa vie n'a rien d'exceptionnelle, si ce n'est qu'il désire plus que tout retrouver sa mère et accessoirement joindre la mafia russe.

Adaptée par Isabelle Hubert, la pièce (comme le livre) est un long monologue dans lequel La Bête raconte sa version de l'histoire, une histoire horriblement drôle et tordue.

C'est au jeune comédien David Bouchard que revient le rôle exigeant de La Bête. Il porte littéralement la pièce sur ses épaules et il s'en sort très bien. Il joue avec beaucoup de nuances la personnalité complexe du antihéros de David Goudreault.

Le comédien David Bouchard incarne La Bête dans cette adaptation théâtrale du roman de David Goudreault.

Le comédien David Bouchard incarne La Bête dans cette adaptation théâtrale du roman, La Bête à sa mère, de David Goudreault.

Photo : Stéphane Bourgeois

Un petit univers

Seul sur scène, il évolue dans un univers composé d'un frigo, d'une armoire, d'un divan renversé, d'un banc de parc et d'un poteau. Ces éléments le transporteront de Québec à Sherbrooke, en passant Saint-Agapit.

La mise en scène de Hugues Frenette est rythmée et efficace. Elle est habilement soutenue par les éclairages de Jean-François Labbé qui viennent mettre en exergue les variations du texte.

La version théâtrale de La Bête à sa mère est très réussie. Elle entraîne le spectateur dans les méandres d'un esprit dérangé, un voyage dont on ne ressort pas indemne.

La pièce est présentée au théâtre du Trident jusqu'au 30 mai.

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