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Discrimination raciale : Halifax paiera des dommages et intérêts

Plan rapproché de l'écusson du service policier d'Halifax sur la manche de la chemise d'un uniforme.

Devant le tribunal des droits de la personne, un citoyen a obtenu gain de cause contre deux policiers d'Halifax.

Photo : CBC / Dave Laughlin

Radio-Canada

La Ville d’Halifax paiera les dommages et intérêts dus à un citoyen qui a obtenu gain de cause après avoir porté plainte pour discrimination raciale contre le service policier municipal.

Dans une décision rendue ce mois-ci, le tribunal des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse avait tranché que les agents Pierre-Paul Cadieux et Steve Logan, de la Police régionale d’Halifax, avaient fait de la discrimination raciale en 2017 lorsqu’ils ont ciblé et suivi un citoyen Noir, Gyasi Symonds, parti se chercher un café.

Un juge a ordonné qu’un dédommagement de 15 232 $ soit versé au plaignant.

Ce dédommagement sera octroyé et des excuses seront présentées par écrit à M. Symonds, a indiqué jeudi dans un communiqué le directeur général de la municipalité régionale d’Halifax, Jacques Dubé.

La Municipalité régionale d’Halifax accepte la décision et l'ordonnance (...) concernant la plainte pour atteinte aux droits de la personne Symonds c. HRM, a déclaré M. Dubé.

Les agents de police impliqués dans cette affaire suivront la formation Journey to Change, un programme de formation nouvellement créé par la police régionale d’Halifax, élaboré en consultation avec la communauté africaine de Nouvelle-Écosse, qui porte spécifiquement sur la lutte contre le racisme anti-Noir, écrit-il par ailleurs.

Dans sa décision, le juge Benjamin Perryman, du tribunal des droits de la personne, avait statué que M. Symonds n’avais probablement pas commis l’infraction - d’avoir traversé la rue ailleurs qu’à l’intersection - pour laquelle les policiers lui avaient remis une contravention de 410 $.

L'enseigne d'un café sur le trottoir sous une forte pluie.

Les faits au centre de cette affaire se sont produits près de ce café de la rue Gottingen, dans le quartier nord d'Halifax.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Le juge a conclu que le plaignant a été soumis à des méthodes policières différentes de celles auxquelles les autres Néo-Écossais qui vaquent à leurs occupations auraient été soumis.

Il a aussi blâmé le service policier pour ne pas avoir offert à ses agents une formation adéquate sur les méthodes policières exemptes de préjugés.

Pas de message clair envoyé à la police, dit le plaignant

Un homme dans un bureau.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Gyasi Symonds a obtenu gain de cause après sa plainte contre la police d'Halifax devant le tribunal des droits de la personne.

Photo : Courtoisie de Gyasi Symonds

Dans un entretien avec le réseau CBC peu après le jugement, le plaignant, Gyasi Symonds, s’est dit heureux d’avoir eu gain de cause, mais estime que ce n’est pas un message clair qui a été envoyé.

C’est une décision si clémente que c’est presque comme si ça vaut la peine [pour les policiers] de continuer à faire de la discrimination, quand ils peuvent garder leur emploi et leur pension, et qu’ils n’ont qu’à suivre un cours et s’excuser, a-t-il déclaré.

M. Symonds rappelle s’être senti humilié et terrifié de voir un des policiers la main sur son arme. Il se dit encore plus méfiant de la police, des années plus tard.

Avec les informations de CBC

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