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COVID-19 : la Première Nation de Neskantaga déclare l’état d’urgence

Au premier plan, deux personnes qui marchent sur la route, avec, au fond, le lac.

Une des rues du village de Neskantaga, sur le lac Attawapiskat.

Photo : Radio-Canada / Martine Laberge

Radio-Canada

Après l’annonce de trois nouveaux cas de COVID-19 en l’espace de deux jours par la santé publique, le conseil de la Première Nation de Neskantaga a déclaré l'état d’urgence.

L’enquête épidémiologique révèle qu’un entrepreneur provenant de l’extérieur serait la source de l’infection.

Les deux autres cas sont vraisemblabelement des contacts de l'entrepreneur, indique l'ancien chef Chris Moonias, qui agit maintenant comme conseiller spécial de la communauté. Les deux membres de la communauté sont en isoloment tandis que l'entrepreneur a quitté.

Dans ce cas-ci, Chris Moonias souligne que deux résidents ont obtenu un résultat positif, même s'ils avaient reçu le vaccin contre la COVID-19, comme la grande majorité des membres de la communauté d'environ 300 personnes.

Le chef Christopher Moonias devant un bâtiment et des affiches.

L'ancien chef de Neskantaga, Christopher Moonias, est maintenant conseiller spécial de la communauté.

Photo :  CBC / Olivia Stefanovich

La Première Nation veut mettre en place une campagne de dépistage massif, mais le chef Wayne Moonias affirme que la communauté manque de travailleurs et de matériel pour organiser une campagne efficace contre la propagation du virus dans la communauté.

La Première Nation se soucie principalement des jeunes de 18 ans et moins qui ne sont pas vaccinés.

Nous demandons à des professionnels de la santé de venir faire du dépistage et de s'assurer que la communauté va bien, affirme Chris Moonias.

Il ajoute que la communauté veut aussi avoir accès aux équipements de protection appropriés ainsi qu'à des produits de nettoyage.

La Première Nation a mis en place mercredi une série de nouvelles restrictions sanitaires, notamment un ordre de rester à la maison.

Ces mesures vont rester en place jusqu’à nouvel ordre.

C'est la première fois que la communauté autochtone du Nord de l’Ontario fait face à des cas de COVID-19 sur son territoire depuis le début de la pandémie.

En février, la communauté avait déclaré l'état d'urgence pour ses membres hors réserve. Une douzaine de personnes avaient été infectées à Thunder Bay, alors aux prises avec une vague importante de cas de COVID-19.

Dans une déclaration à Radio-Canada, un représentant du ministère du Solliciteur général indique que la province continue de travailler avec les dirigeants communautaires, la santé publique locale et le gouvernement fédéral pour remédier à la situation.

Par voie de communiqué écrit, Services aux Autochtones Canada indique collaborer activement avec la Première Nation, la province de l'Ontario, le conseil tribal de Matawa et l'Autorité sanitaire des Premières Nations de Sioux Lookout afin de s'assurer que des mesures immédiates sont prises pour réduire les risques de propagation.

Le ministère indique que il y a suffisamment de fournitures pour les tests et d'ÉPI au poste de soins infirmiers. Le poste de soins infirmiers est actuellement doté de deux infirmières et SAC a pris des mesures nécessaires pour déployer une troisième intervenante.

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