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Lancement de consultations pour dresser le portrait de la francophonie catholique

Une vue aérienne depuis les murs de pierre de l'ancienne cathédrale de Saint-Boniface, où l'on voit l'esplanade Louis-Riel, le pont Provencher, le Musée canadien pour les droits de la personne et des immeubles de Winnipeg.

L'Archidiocèse de Saint-Boniface constate que ses congrégations ont évolué au fil du temps.

Photo : Radio-Canada / Trevor Lyons

L’Archidiocèse de Saint-Boniface a lancé un sondage en ligne et propose la tenue de groupes de discussion afin de dresser le portrait de la francophonie catholique au Manitoba. Cette démarche vise à assurer la vitalité et la pérennité de cette communauté.

La francophonie catholique au Manitoba a évolué, affirme la directrice de services pastoraux de l’Archidiocèse, Mireille Grenier.

On a une grande tradition, dans notre histoire, que c’est un diocèse de souche francophone et c’est important de garder ça à l’esprit au fur et à mesure qu’on grandit. Il y a des familles exogames, il y a de nouveaux arrivants, ça change le visage de nos diocésains et on veut être à l’écoute de ça.

Cette évolution a vraisemblablement donné lieu à de nouveaux besoins dans la communauté, ajoute Mme Grenier. Les consultations devraient permettre de préciser ces besoins, tout en engageant les fidèles.

On cherche à ce qu’il y ait une prise de conscience des gens, qu’ils font part active d’assurer la continuité du français, dit Mireille Grenier.

Dans un communiqué, l’archevêque de Saint-Boniface, Albert LeGatt indique qu’il est important de rejoindre le plus de catholiques francophones possibles, peu importe en quelle paroisse ils sont actuellement membres, ou même s’ils ne sont pas membres d’une paroisse ou encore se sont éloignés de l’Église.

Il ajoute qu’il faut regarder l’ensemble de la vie de l’Église [...] Ceci comporte non seulement la liturgie, mais, entre autres, l’éducation de la foi des adultes, la catéchèse, les structures d’une paroisse, l’évangélisation et les services diocésains.

Échos des États généraux de la francophonie

Il y aura deux principaux moyens de participer à la consultation. De mai à juin, le public est invité à remplir de façon individuelle un sondage en ligne portant sur cinq questions.

Celles-ci interrogent le participant sur sa vie de foi, les aspects les plus importants à considérer pour vivre une foi dynamique en français, les défis à surmonter, l’avenir de la francophonie catholique et les manières d’assurer la continuation de la transmission de la foi.

Des groupes de discussion porteront aussi sur ces questions, dans un modèle qui ressemble aux États généraux portant sur l’avenir de la francophonie menés de 2014 à 2015, selon Mireille Grenier.

Mireille Grenier, portant une chemise à fleur, sourit.

Mireille Grenier est la directrice des services pastoraux à l'Archidiocèse de Saint-Boniface.

Photo : Mireille Grenier

L’Archidiocèse organisera certains groupes de discussion, et invite les francophones à en former d’autres. N’importe qui peut former un groupe de discussion, que ce soit de petits groupes de paroissiens, les familles ou les cercles d’amis ou de collègues, indique le communiqué.

Les animateurs auront accès à une trousse créée pour assurer le bon déroulement du groupe de discussion et fourniront un compte rendu.

La tenue de discussions doit se dérouler en mai et en juin, virtuellement. La période pourrait être prolongée dans le cas d’un assouplissement des règlements sanitaires.

La publication d’un rapport final aura lieu en octobre, avec la présentation des recommandations et des prochaines étapes.

Avec des informations d'Abdoulaye Cissoko

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