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Une autre grève prévue la semaine prochaine ajoute au stress des cégépiens

Des élèves entrent dans un cégep.

L'année scolaire dans les cégeps du Québec aura connu plusieurs rebondissements en cette année marquée par la COVID-19 et plus récemment par les grèves du personnel.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les étudiants des cégeps de la région terminent à peine une grève de deux jours des enseignants que déjà, ils doivent se préparer à une autre grève de trois jours la semaine prochaine, prévue cette fois-ci par les employés de soutien.

Plusieurs étudiants rencontrés jeudi par Radio-Canada jugent la situation plutôt stressante. D'autant plus que l'épreuve uniforme de français prévue dans tous les cégeps francophones pourrait être reportée. L'évaluation est prévue la semaine prochaine, en même temps que la grève des employés de soutien.

Déjà, on a le stress des examens, le stress de tout repousser les examens, c'est un peu tannant, a commencé Alexia Lacoursière, du programme de Techniques de réadaptation physique.

Là, ils ont tout changé. On a eu des examens le soir, à 6 h le soir. [...] Ceux qui travaillent, on demande des congés pour rien, puis là, on recommence la cadence, a poursuivi sa collègue Alicia Dallaire.

On avait des projets à rendre et vu qu'on est obligés d'être sur place pour les faire, c'était impossible d'avancer, a ajouté pour sa part Ayman El Hayani, étudiant en informatique

Deux jours de plus à Saint-Félicien et Jonquière

Les cégeps de Jonquière et de Saint-Félicien ont déjà décidé de repousser la fin de la session de deux jours pour respecter le calendrier scolaire. Ceux de Chicoutimi et Alma attendent de voir si les employés de soutien entreront en grève comme prévu mercredi, jeudi et vendredi prochains.

On essaie de trouver les meilleures solutions, mais les meilleures solutions pour 2000 étudiants, elles ne sont pas simples à trouver, a expliqué Christian Tremblay, directeur des études au Cégep de Chicoutimi.

On veut surtout permettre à l'élève d'avoir le temps suffisant dans le contexte qu'on vit pour se préparer et pouvoir réussir sa session, a affirmé de son côté Sabrina Potvin, porte-parole du Cégep de Jonquière.

En plus de la COVID-19

Entre les cours à distance et le travail en classe, les étudiants ont hâte de terminer une année difficile marquée par la pandémie. C'est une dure session,. C'est sûr qu'avec la COVID, c'est beaucoup moins motivant d'aller à l'école. Ça rajoute par-dessus tout ça, a avoué Gabriel Gagnon, un étudiant en génie mécanique.

Ça recule mon entrée sur le marché du travail, ça fait que pour moi, il va falloir que je change mes plans, a enchaîné Josianne Maltais Villeneuve, qui étudie en Techniques de travail social.

Une étudiante au cégep donne une entrevue.

Pour l'étudiante en Techniques de travail social, Josianne Maltais-Villeneuve, les grèves retardent son entrée sur le marché du travail.

Photo : Radio-Canada

Pas en otage, assurent les syndicats

Quant aux syndicats des enseignants et des employés de soutien, ils assurent qu'ils ne le font pas contre les étudiants. Ils claironnent que le gouvernement Legault ne leur laisse pas le choix de recourir à ce moyen de pression.

Je ne crois pas qu'on prenne les étudiants en otage. Oui, c'est difficile pour eux, mais je pense qu'on est rendu à un non-choix où il faut perturber quelque chose, a reconnu Guylaine Tremblay, présidente du Syndicat des employés de soutien du Cégep de Jonquière (CSN)

On n'est pas là pour faire échouer des étudiants. Normalement, les professeurs, on s'organise pour que l'étudiant n'ait pas plusieurs examens dans la même journée, a assuré la présidente du Syndicat du personnel enseignant du Collège de Chicoutimi (FNEEQ-CSN), France Devin.

D'après un reportage de Gilles Munger

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