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Les planteurs d'arbres retroussent leurs manches pour une saison de rattrapage

Ils pourront travailler l'esprit tranquille grâce à de nouvelles règles, assurent leurs employeurs.

Une femme penchée plante des arbres dans une jeune forêt.

L'entreprise Shakti aura à sa disposition des tests de dépistage rapide d'antigène.

Photo : Courtoisie Suzanne Simard

Après une saison 2020 abattue par la pandémie, les planteurs d'arbres en Alberta sont de nouveau prêts à mettre les mains dans la terre. Cette année, les choses se passeront toutefois un peu différemment.

L'an dernier, de nombreux contrats ont été repoussés pour éviter que les planteurs d’arbres n’apportent le virus dans les communautés éloignées.

Cette saison, lancée il y a une semaine à peine, s'annonce donc particulièrement occupée pour les entreprises de reboisement comme Shakti, établie au centre de l'Alberta. Son propriétaire, Chris Harris, estime que son équipe plantera 30 % d'arbres de plus cette année, soit environ 1 million d'arbres supplémentaires.

Pour faire tout ce rattrapage, il y aura plus de joueurs sur le terrain, soit 25 reboiseurs, alors qu'ils étaient à une quinzaine par le passé, précise le gérant de Shakti, David Robinson.

Ça s'annonce bien, on a beaucoup de boulot devant nous. En ce moment, on a autant de travail qu'on est capable d'avoir. Quand on finit un contrat, il y a un autre tout de suite après.

Une citation de :David Robinson, reboiseur et gérant de Shakti
Quatre jeunes employés portant un masque tiennent des pelles dans un paysage des Prairies albertaines, tout près d'une forêt.

Les planteurs de l'équipe Shakti ont commencé leur saison à la mi-mai.

Photo : Chris Harris de l'entreprise Shakti Forestation

Travailler en toute sécurité

Leurs journées de travail seront peut-être maximisées, mais les planteurs d'arbres pourront avoir l'esprit en paix quant à leur sécurité, explique Chris Harris.

L'entreprise Shakti aura à sa disposition des tests de dépistage rapide d'antigène, qui présentent des résultats en 15 minutes. Les employés y auront accès.

Il y a une étudiante infirmière dans l'équipe qui nous aidera à effectuer les tests, dit-il. Nous sommes beaucoup mieux préparés qu'avant. Nous connaissons les mesures et nous connaissons maintenant la routine.

D'autres règles ont aussi été instaurées dans les camps de travailleurs pour réduire les risques de propagation de la COVID-19. Contrairement à avant, ces derniers sont isolés en groupes fermés comprenant un nombre restreint de personnes chacun.

On est éparpillé et on fait partie de petites équipes qui ne changent plus, raconte David Robinson.

Moi, je me sens super en sécurité au travail. C'est bon de savoir que notre boss, Chris, est là pour nous. C'est pour ça que je travaille ici.

Une citation de :David Robinson
Gros plan sur les mains d'une personne qui tient un jeune arbre près du sol.

L'équipe de Shakti compte plus de travailleurs pour combler les contrats qui avaient été reportés.

Photo : RMBMU

Briser l'isolement des planteurs

Comme Shakti, Little Smokey Forestry, une autre entreprise sylvicole en Alberta, a changé sa façon de faire. Les mesures sont devenues plus strictes.

Pandémie ou pas, le travail de reboisement peut aussi devenir une source d'isolement.

Le propriétaire de Little Smokey, Brett Henkel, raconte que ses employés avaient l'habitude de briser l'isolement en sortant du bois pour prendre un café dans les communautés voisines. C'est pourquoi, cette année, il a voulu leur offrir un petit goût de la maison.

Nous avons alors décidé d'acheter une machine à café commerciale de haute qualité pour que nos travailleurs puissent savourer une bonne tasse de café durant leurs congés.

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