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L’importance des plantes indigènes pour favoriser la cueillette urbaine

Ces plantes ont également un effet positif pour les écosystèmes locaux.

Une abeille sur une plante dans un jardin.

Le choix de planter des espèces indigènes a un impact important sur les écosystèmes locaux.

Photo : Radio-Canada / Robyn Miller

Radio-Canada

Les parcs municipaux sont des endroits fréquentés par les citadins pour être en contact avec la nature et prendre un répit de la jungle urbaine. Cependant, ces oasis de verdure ont souvent un trait commun : l’absence marquée de différentes espèces indigènes de plantes. 

Un texte de Simon Gohier

Dans le but de créer une harmonie sur le plan visuel, ce sont les fleurs annuelles colorées, ou simplement le gazon, qui sont favorisés, ce qui réduit la place que peut occuper une végétation qui soutient l’écosystème local.

Les espèces importées ne peuvent pas remplir toutes les fonctions des espèces indigènes, précise Lori Snyder, gardienne du jardin de plantes et d’herbes médicinales du parc Moberly. Une fleur importée pourrait contribuer à la pollinisation, mais ne serait pas capable d’accueillir les œufs des papillons locaux.

S’ensuit alors une réaction en chaîne de conséquences qui sont ressenties par toutes les espèces vivantes, y compris les humains.

Souvent considéré comme l’ennemi juré des paysagistes, le pissenlit est une plante qui, malgré sa mauvaise réputation, représente bien le combat entre les espèces indigènes et les espèces importées, souvent plus convoitées.

Lori Snyder est une ardente protectrice de cette plante mal aimée. Les plantes et les animaux sont des êtres vivants, ils ont le droit d’être ici avec nous. Nous avons pris beaucoup de place, dit-elle.

Quelques pissenlits poussent dans un champ.

Le pissenlit, plante mal aimée, possède beaucoup de qualités surprenantes.

Photo : Radio-Canada

La gardienne du jardin du parc Moberly propose une réintroduction des plantes indigènes par l’entremise de minijardins dans les parcs urbains, au coeur des cours d’école et même dans les ruelles, au bénéfice de tous. 

Lori Snyder a pu elle-même constater un renouveau et une forte croissance de la présence d’insectes et d’animaux tels que des colibris et des faucons autour du jardin dont elle prend soin depuis huit ans. La réapparition de pygargues à tête blanche confirme que la chaîne alimentaire est redevenue assez solide pour soutenir la présence de prédateurs d’envergure.

Cueillir pour se nourrir

Si les insectes et les animaux locaux sont les premiers à se réjouir d’un renouveau végétal, les épicuriens peuvent aussi puiser des ingrédients dans ce garde-manger à aire ouverte

Ces jardins à saveurs locales fournissent des aliments et même des médicaments naturels dont la cueillette peut être durable et prolifique. Lori Snyder insiste sur la nécessité de la réciprocité. Il faut prendre seulement ce dont nous avons besoin , ajoute-t-elle. 

Parmi les plantes comestibles dont raffolent les amateurs de verdure, dont le fameux pissenlit, on retrouve de nombreuses variétés pour créer des salades écoresponsables que vous pouvez puiser à même vos plates-bandes et ainsi mettre en vedette des espèces indigènes, qui pourraient autrement être perçues comme indésirables.

Salade verte composée de plantes indigènes

Feuilles de pissenlit, mouron d'Amérique, nouvelles feuilles de rose, feuilles d'épilobe, petites feuilles de plantain, feuilles d'ail penché, citronnelle, feuilles de marguerite, des ingrédients qui, une fois agencés, constituent une salade nourrissante et haute en couleur.

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