•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La tordeuse des bourgeons de l'épinette inquiète en Abitibi-Témiscamingue

Une tordeuse des bourgeons de l'épinette sous sa forme larvaire.

La tordeuse des bourgeons de l'épinette cause des dommages aux arbres lorsqu’elle est sous forme de chenille.

Photo : Christian Bélisle, ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

La Ville de Rouyn-Noranda a informé ses citoyens mercredi de la présence de la tordeuse des bourgeons de l'épinette en périphérie et dans certains quartiers de la ville.

Cet insecte, qui s'alimente de jeunes pousses de sapins et d'épinettes, peut causer des dommages importants aux arbres lorsqu'il se trouve sous forme de chenille.

Selon Fabio Gennaretti, chercheur à l’Institut de recherche sur les forêts de l’UQAT, la ville de Rouyn-Noranda n’est pas seule à être confrontée à ce problème, alors que l'ensemble de la province est présentement aux prises avec une épidémie de tordeuse des bourgeons de l'épinette.

En Abitibi-Témiscamingue, l’épidémie a commencé aux alentours de 2017, mais c’était vraiment confiné au Témiscamingue. Étant donné que pour chaque épidémie, on a une propagation spatiale et une propagation temporelle, au fur et à mesure, la répartition de la tordeuse dans le paysage a varié. Elle est éventuellement montée vers le nord, et c’est ce qu’on observe aujourd’hui, indique-t-il.

Une branche d'épinette décimée par la tordeuse des bourgeons de l'épinette.

La tordeuse des bourgeons de l'épinette peut causer d'importants dommages aux jeunes pousses de sapins et d'épinettes.

Photo : Christian Bélisle, ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

David Lambert, contremaître de la foresterie à la Ville de Rouyn-Noranda, signale que l’insecte ravageur se déplace progressivement des forêts périphériques vers le milieu urbain.

On sait que dans le territoire public, la grande forêt, surtout située au sud et à l’ouest du centre-ville de Rouyn-Noranda, il y a déjà une présence assez importante de la tordeuse des bourgeons de l’épinette dans les peuplements naturels. On voit qu’il semble y avoir un débordement vers les milieux urbains. Les papillons ont dû se déplacer vers la ville, un peu comme on avait eu avec la livrée des forêts, la fameuse chenille qui s’attaquait aux feuillus, décrit-il.

Des chenilles sur une feuille.

Une infestation de livrée des forêts a eu lieu en Abitibi-Témiscamingue en 2017.

Photo : Radio-Canada

M. Lambert soutient que la quantité de tordeuses des bourgeons ne devrait pas s’apparenter à l’infestation de la livrée des forêts d’il y a quelques années.

Il n’y aura pas de chenilles partout sur les lampadaires, sur les routes et les solages des maisons. C’est une chenille qui est relativement petite. À maturité, elle va à peine dépasser un centimètre de long. C’est vraiment la quantité de chenilles qui va causer des dommages, précise-t-il.

Protéger ses arbres

Selon Fabio Gennaretti, les menaces que pose la tordeuse des bourgeons de l’épinette peuvent aller d’une simple altération esthétique à la mort de peuplements de conifères.

Les menaces, c’est vraiment une forte réduction de la croissance, une menace visuelle aussi, parce qu’une forêt complètement défoliée est une forêt vraiment pas esthétique, et il y a aussi une mortalité qui peut se mettre en place dans certains secteurs, quand la défoliation est très sévère, décrit-il

David Lambert précise qu’il est possible pour les citoyens aux prises avec la présence de la tordeuse des bourgeons de l’épinette de prendre des moyens pour protéger ses arbres.

Quand on commence à détecter une espèce de flétrissement des bourgeons et de la pousse annuelle, on peut cibler ces branches-là et retirer manuellement les chenilles. On peut aussi mettre un jet d’eau puissant pour déloger les chenilles des rameaux. Il existe aussi des insecticides biologiques qui peuvent être appliqués dans l’arbre. Ce produit-là, quand il sera ingéré par la chenille, il va faire mourir l’insecte, affirme-t-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !