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Projet de loi 96 : le Parti québécois l'appuiera, annonce Sylvain Gaudreault

Le député Sylvain Gaudreault parle au micro.

Le député du Parti québécois dans Jonquière, Sylvain Gaudreault

Photo : extrait de la l'échange diffusé en ligne

Radio-Canada

Même s'il estime que le projet de loi 96 qui réforme la Charte de la langue française ne va pas assez loin, le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, annonce que le Parti québécois (PQ) l'appuiera, non sans essayer auparavant d'y apporter des amendements.

La projet de loi a été déposé jeudi par le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette. Il vise à faire du français « la seule langue officielle et langue commune au Québec ».

En entrevue à Radio-Canada jeudi, Sylvain Gaudreault a indiqué qu’il s’agit d’un pas dans la bonne direction, mais que la Coalition avenir Québec (CAQ) devrait aller plus loin. C’est le service minimal qui est proposé dans ce projet de loi , avance-t-il.

Le PQ devrait toutefois voter en faveur. On va l'appuyer, mentionne le député de Jonquière. Il précise cependant qu’il veut essayer de l’amender, de le bonifier pour faire en sorte que le français soit davantage protégé .

Sylvain Gaudreault doute notamment de l’efficacité de Francisation Québec, un guichet unique pour la francisation des immigrants. Il n’y a pas d’exigence de maîtrise du français à l'arrivée au Québec comme ça se fait dans d’autres pays. Donc, on estime qu’il y a peu de chances d’atteindre un réel transfert linguistique vers le français pour les immigrants , soutient-il.

Le gouvernement de François Legault compte geler à 17,5 % les places disponibles dans les cégeps anglophones pour l’ensemble du réseau collégial. Ça va créer une élite en rendant difficilement accessible, mais néanmoins accessible à une certaine élite les cégeps en anglais. Pour nous, ça, c’est un problème important , affirme Sylvain Gaudreault.

Le député de Jonquière conclut en rappelant que son parti avait toujours l’indépendance en ligne de mire. Nous croyons que l’outil le plus fort pour protéger, mettre en valeur, garantir la pérennité du français dans ce coin d’Amérique qui est le Québec, c’est de faire du Québec un pays. Sinon, on sera toujours en bataille, termine-t-il.

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