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La réforme de la Loi 101 inquiète les communautés anglophones de l'Estrie

Affiche annonçant des services bilingues

Les communautés anglophones ont quelques inquiétudes avec la réforme de la Loi 101

Photo : Radio-Canada / François Pierre Dufault

Radio-Canada

Le dépôt de la nouvelle mouture de la Loi 101 était très attendu en Estrie. Si la réforme est bien accueillie par la Société nationale de l'Estrie, elle soulève quelques inquiétudes au sein des communautés anglophones.

Le président de la Société nationale de la région, Étienne-Alexis Boucher, estime que cette réforme était nécessaire, en raison du recul de la langue française au Québec.

C'est la première fois en 40 ans que le gouvernement est conscient qu'il ne réglera pas le problème en "patchant" des trous, et s'attaque à cette question-là de manière globale en intervenant sur de nombreux champs, se réjouit-il.

Selon Statistiques Canada, plus de 20 000 anglophones résident en Estrie et 89 communautés auraient un statut bilingue.

Avec la nouvelle mouture de la Loi 101, ces municipalités perdront leur privilège si moins de 50 % de sa population est anglophone. Toutefois, elles pourront préserver leur statut si elle adopte une résolution.

Le maire de Lac-Brome, Richard Burcombe, est soulagé que Québec offre cette option. Néanmoins, il ne croit pas que le bilinguisme soit une menace au français.

Si le gouvernement veut renforcer la langue française, très bien. Mais n'enlève pas les droits des citoyens dans ces municipalités, soutient-il.

Pour moi, le statut bilingue ne met pas en péril la langue française.

Une citation de :Richard Burcombe, maire de Lac-Brome

Impact sur les collèges anglophones

L'arrondissement de Lennoxville détient également ce statut bilingue. L'arrondissement possède deux établissements postsecondaires anglophones, dont le Collège Champlain.

Dans sa réforme, Québec gèle la proportion de places disponibles dans les cégeps anglophones à 17,5 % des places totales dans le réseau collégial, ce qui touche le Collège Champlain.

Le président de l'arrondissement, Claude Charron, estime que cela risque de nuire au Collège.

Cela a un gros impact, parce que 50 % des inscriptions sont des francophones, déplore-t-il.

Il soutient par ailleurs qu'étudier dans un environnement anglophone est un atout pour ces francophones, puisque cela permet de consolider leur deuxième langue.

Tu sors du secondaire, tu ne maîtrises pas nécessairement l'anglais. Mais en allant au Collège, tu apprends l'anglais. Tu fais ta formation et tu apprends l'anglais en même temps.

De son côté, l'Association des Townshippers, qui représente les intérêts des anglophones en Estrie, craint que la réforme ne vienne mettre davantage de pression sur ces communautés.

Avec les informations de Marion Bérubé

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