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Badlands albertains : la vente du mythique Last Chance Saloon inquiète

Une botte de cowboy accrochée sur une roue en bois devant le Last Chance Saloon.

L'établissement comprend un restaurant, un bar, un hôtel, une terrasse et un terrain de camping.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Un lieu emblématique albertain est en vente. Depuis plus d'un siècle, le Last Chance Saloon, près de Drumheller, maintient son authenticité western d’antan. Depuis sa mise en vente, cette semaine, les locaux et les touristes craignent de voir ce bar mythique disparaître.

Il fait beau aujourd'hui. Nous allons vendre beaucoup de burgers, dit Dave Arsenault. Ce dernier porte plusieurs casquettes : propriétaire de bar, cuisinier, jardinier amateur et maintenant expert en entrevue avec les médias, un peu malgré lui.

Depuis qu’il a mis son établissement sur le marché pour 925 000 $, les questions fusent sur l’avenir de ce lieu mythique à l’ambiance western.

À moins de deux heures de Calgary, le Last Chance Saloon est une destination pittoresque pour beaucoup.

Sur le carnet de route des motards

Bâti en 1913, ce cabinet de curiosités est connu pour ses rumeurs de fantômes, de duels au revolver et de spectacles de musique. Les touristes s’y rendent en voiture, en moto ou à vélo, même pendant la pandémie.

Paul d’Abadie et sa bande d’amis motards ont fait le trajet depuis Calgary sous un soleil de plomb. Nous venons deux fois par an pour voir ce décor unique au Canada. Où peut-on admirer cela ailleurs qu’ici, demande-t-il en riant.

Paul d’Abadie assis à une table extérieure derrière le Last Chance Saloon.

Paul d’Abadie profite des tables extérieures avant de reprendre la route.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Dave Arsenault, le propriétaire, confirme : Ce lieu fait partie des plus vieux hôtels de l’Alberta encore en activité.

Pourtant, le sexagénaire s’en sépare à contrecœur après huit ans de passion et d’aventure. À l'époque, il l’a acheté pour plus de 600 000 $.

C’est une décision difficile à prendre, mais c’est la seule solution qu’il me reste pour mettre fin à un divorce compliqué. J’ai eu beaucoup de plaisir à gérer cet endroit qui a encore de belles années d’affaires devant lui, estime-t-il.

Dave Arsenault devant le Last Chance Saloon.

Dave Arsenault a acheté l'établissement pour un peu plus de 600 000 $ il y a huit ans.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Surprise et inquiétudes

La vente de ce bar-hôtel mythique des Badlands est un mauvais présage pour Jackie Hamilton, une touriste habituée des lieux depuis 1985.

Toutes ces antiquités à l’intérieur le rendent emblématique et historique. Je suis surprise, mais j’espère vraiment qu’il trouvera un acquéreur, dit l’Albertaine.

L'intérieur du bar.

L'intérieur est rempli d'antiquités et d'objets en tout genre.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

J’espère que le futur propriétaire gardera le même esprit, avoue Paul d’Abadie, qui a hâte d’écouter des concerts Rock’n Roll à l’intérieur, une fois les restrictions sanitaires levées.

Les gens du coin sont eux aussi choqués de voir ce musée vivant en vente. Cela ferait un grand vide s’il disparaissait, estime Wayne Iceton en pleine séance d’arrosage de son jardin, à seulement 10 minutes de route.

Attendre le bon candidat

Quand l’établissement a ouvert ses portes, il y a plus de 100 ans, Wayne était une communauté dynamique de plus de 2000 âmes vivant principalement de l’exploitation minière. Aujourd'hui, seul ce bar-hôtel semble avoir survécu au temps.

Des montagnes des Badlands.

Les Badlands sont un haut lieu d'intérêt pour les touristes et les paléontologues.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Le Last Chance Saloon n’a cependant pas de classification historique ou de protection particulière. Le propriétaire actuel assure être prêt à attendre des mois, voire des années, pour trouver le bon acheteur.

Je suis ouvert à plusieurs scénarios, même un partenariat pour une transition en douceur, et je vais me montrer patient pour m’assurer que les histoires et les traditions du coin seront toujours là pour les milliers de touristes qui viendront à l'avenir, promet Dave Arsenault.

Le dernier propriétaire, Fred Dayman, avait attendu six ans avant de trouver preneur.

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