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La Première Nation de Long Point s'oppose à un projet minier sur son territoire

Pendant la semaine culturelle, presque toutes les institutions de Winneway sont fermées. Seul le centre de santé demeure ouvert en cas d'urgence.

La communauté de Long Point est située au Témiscamingue. (archives)

Photo : Radio-Canada

La communauté de Long Point, située au Témiscamingue, demande au gouvernement du Québec de suspendre les droits miniers détenus par la compagnie Sayona Mining sur son territoire. La minière prévoit effectuer la deuxième campagne de forages cet été sur les terres non cédées de la Première Nation de Long Point, au nord du lac Simard. Le but est de déterminer s'il y a assez de lithium pour lancer le projet Tansim.

D'après le chef de la communauté de Winneway, il n’y a aucun doute que l'objectif de Sayona Québec est d'installer d'ici environ trois ans une mine à ciel ouvert sur le territoire autochtone.

Steeve Mathias affirme que les documents qu'il a obtenus récemment de la minière le confirment.

Ils s'en viennent faire d'autres travaux miniers, des travaux de forages. Les gens sont inquiets de voir est-ce que l'eau va être contaminée? Les gens de ma communauté occupent ce territoire, on va la chasse, à la pêche, dit-il.

On craint que ça va venir perturber notre mode de vie traditionnel. On l'occupe ce territoire nous autres, les gens ne sont pas en accord qu'une mine à ciel ouvert vienne s’installer là.

Une citation de :Steeve Mathias, chef de la communauté de Long Point

Steeve Mathias demande au gouvernement du Québec de lancer sans tarder une consultation avec la communauté.

On demande au gouvernement d'entamer le processus de consultation auprès de la communauté, un processus distinct aux Premières Nations, dit-il. C’est prévu dans la loi sur les mines et le gouvernement ne peut pas se désengager de cette responsabilité et ne peut pas demander à l’industrie de la faire, c'est au gouvernement d'assumer ses propres responsabilités et c'est ça qu'on exige.

De son côté, Sayona ne cache son objectif d'installer un projet minier, mais l'entreprise préfère attendre les résultats de la deuxième campagne de travaux d'exploration.

Le chef de la direction chez Sayona, Guy Laliberté, affirme qu'il y a encore plusieurs étapes à franchir avant de lancer un projet.

On souhaite continuer à identifier si la ressource est suffisante pour constituer une réserve et éventuellement, dans plusieurs années, ce processus-là conduit éventuellement à un projet minier. C'est le propre de toute exploration minière ou toute activité de prospection ou d'exploration minière, dit-il.

Guy Laliberté assure toutefois que rien ne sera fait sans le consentement de la communauté. D'ailleurs, il dit attendre la réponse de la communauté pour voir quelles sont ses préoccupations en lien avec les travaux.

On s'est engagé à ne faire aucun travail tant qu'on n'aura pas le consentement de la communauté. On s'est engagé dans une communication écrite, et non, il n’y aura rien tant qu'on n'atteindra pas ce niveau de consentement, confirme le responsable.

Une carte montre les trois projets de lithium en Abitibi-Témiscamingue.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le projet Tansim est situé près de Winneay, au nord du lac Simard.

Photo : Sayona Québec

Une pétition s'opposant au projet de Sayona a été signée par plus de 1200 personnes jeudi après-midi.

La pétition lancée par Kayla Mathias, de la communauté, affirme qu'un tel projet va causer d'importants dommages à l’environnement, va perturber le mode de vie des Autochtones ou carrément les déraciner une fois de plus.

Selon les signataires, il n'y a pas eu de consultation autour du projet ni d'étude environnementale. Ils affirment que la minière n'a pas non plus obtenu le consentement des membres de la communauté.

Au moment d'écrire cet article, le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec n'a pas encore répondu à nos questions.

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