•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Archives

Le 17 mai, c'est la Journée internationale de lutte contre l'homophobie

La porte d'entrée d'Arc-en-ciel d'Afrique est pleine d'affiches dont une rappelle l'importance du soutien des parents pour les enfants appartenant à la communauté LBGTQ.

Le 17 mai est célébrée la Journée internationale de lutte contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le 17 mai est célébrée la Journée internationale de lutte contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie. Un événement clé dans cette lutte est la révélation de l’orientation sexuelle par un individu, notamment à sa famille, qu’on appelle souvent « sortie du placard » ou « coming out ».

L’importance du soutien familial

Je trouve que c’est le plus beau cadeau. Quand les parents peuvent en parler, pis en parler ouvertement. On se dit : enfin, ils m’acceptent vraiment, ils m’aiment vraiment pour qui je suis.

Une citation de :Une participante au Projet 10, 1998

Montréal ce soir, 3 mars 1998

Ces phrases ont été prononcées par une adolescente lesbienne dans un reportage de la journaliste Julie Vaillancourt sur le Projet 10, diffusé le 3 mars 1998 à Montréal ce soir.

À l’époque, le Projet 10 est un groupe d’entraide pour jeunes homosexuels. Il a notamment pour but de prévenir le suicide chez les adolescents gais et les adolescentes lesbiennes.

En 1998, les adolescents homosexuels tentaient sept fois plus de s’enlever la vie que les adolescents hétérosexuels. Leur taux de suicide était pour sa part deux fois plus élevé.

L’écart statistique n’a pas beaucoup bougé depuis deux décennies.

Or, on sait qu’il existe un lien entre le suicide et l’acceptation ou le rejet par la famille de l’orientation sexuelle d’un adolescent.

Certains participants rencontrés à Projet 10 semblent avoir eu à ce chapitre des expériences heureuses.

Bruno Larivière nous raconte une anecdote : lorsqu’une de ses tantes demande à sa mère s'il a une blonde, celle-ci répond qu’il préfère les petits blonds.

Une participante confie pour sa part que sa mère dit ouvertement à ses collègues de travail que sa fille est lesbienne.

Pour elle, c’est la preuve indéniable que sa mère l’accepte telle qu’elle est.

La réaction de mes parents, ça a été : OK, les gens n’ont pas d’autres choses à dire? On a des élections le 19 octobre. Est-ce qu’on n’a pas d’autres enjeux à débattre?

Une citation de :François Cormier, 2015

Le journaliste à la télévision de Radio-Canada François Cormier a aussi reçu une preuve irréfutable de l’appui de ses parents lorsqu’il a annoncé publiquement qu’il était homosexuel.

Il confirme aux animateurs de Pénélope McQuade et Jean-Luc Mongrain, lors de leur émission du 16 août 2015, que ses parents n’ont pas sourcillé lorsque leur fils a annoncé sur les ondes de la télévision publique qu’il était homosexuel.

Les élections fédérales canadiennes les préoccupaient beaucoup plus que la tempête apparemment soulevée par cette révélation dans les médias sociaux.

Monique Giroux a eu droit à la même réaction de la part de sa mère lorsque l’animatrice à la radio a dévoilé sur les ondes de Radio-Canada qu’elle était lesbienne.

Le commentaire de sa mère a été qu’il y avait une belle photo d'elle dans la presse à la suite de cette déclaration.

Les deux radio-canadiens n’ont cependant pas minimisé l’importance de l’hostilité qui perdure dans nos sociétés envers les homosexuels et autres minorités sexuelles.

Monique Giroux a notamment souligné que, dans plusieurs pays du monde, elle aurait subi la peine de mort et François Cormier aurait été emprisonné.

Combattre l'incompréhension

L'hostilité, voire la haine, contre les homosexuels et autres minorités sexuelles existe encore avec beaucoup de virulence dans certaines régions de la planète.

Reportage, 13 mai 2013 (non diffusé)

La journaliste Catherine François nous présente dans un reportage du 13 mai 2013 le parcours d’Alexis Musanganya.

Ce Rwandais d’origine a fui son pays en raison de son orientation sexuelle. Arrivé au Canada, il constate avec stupéfaction qu’il n’est pas la seule personne noire homosexuelle dans le monde.

Sa mère lui avait toujours dit que l’homosexualité était une maladie de Blancs.

Alexis Musanganya fonde en 2004 l’organisme d’entraide Arc-en-ciel d’Afrique.

Il veut par ce geste aider les Africains et les Afro-Caribéens à mieux se faire accepter dans leurs propres communautés.

Il vise aussi à ce que les homosexuels et lesbiennes noirs prennent leur place dans la communauté LGBTQ montréalaise et canadienne.

En parler avec ses parents

Têtes à Kat, 17 mai 2003

Annoncer officiellement à vos parents que vous appartenez à la communauté LGTBQ demande parfois un peu de stratégie.

L’émission Tête à Kat diffusée le 17 mai 2003 s'intéresse au sujet.

L'animatrice Katerine-Lune Rollet s’y entretient avec la psychologue Véronique Stanton, Frédéric Lapierre, Louis-Philippe Deslauriers et sa mère sur des trucs et des stratégies pour gérer l’annonce de son orientation sexuelle à ses parents.

Encore plus de nos archives

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.