•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un tribunal accorde un test de paternité à un amant rencontré sur Tinder

La juge évoque le moment de l'activité sexuelle et le manque de preuves sur les précautions prises pour éviter une grossesse pour justifier un test.

Une personne utilise une application de rencontre sur son téléphone intelligent.

Un test de paternité dira si un bébé est le résultat d’une rencontre sur Tinder ou de relations conjugales.

Photo : iStock

Radio-Canada

Une cour provinciale de la Colombie-Britannique ordonne un test de paternité pour déterminer si un bébé est le résultat d’une rencontre sur l’application Tinder ou de relations sexuelles conjugales.

Le plaignant a rencontré une femme sur Tinder en avril 2018. Elle était mariée et mère de deux enfants. Ils ont eu des relations sexuelles trois fois : en mai, en août et en novembre 2018.

La femme, qui affirme avoir eu des relations sexuelles avec son mari au cours de la même période, a appris qu'elle était enceinte en décembre 2018.

Elle a prétendu devant son amant qu’elle avait fait une fausse couche et a coupé les liens avec ce dernier.

Son mari était présent à la naissance du bébé et il est inscrit comme étant le père biologique de l'enfant.

Les parties impliquées dans l'affaire ne sont pas nommées dans la décision de la cour, pas plus que l'emplacement du palais de justice.

Des photos du bébé apparaissent sur Facebook

Un an plus tard, en décembre 2019, l’homme est tombé sur des photos du bébé publiées sur Facebook. La mère de l'enfant lui a ensuite envoyé ce message : Nous avons fait un beau bébé et c'est le meilleur cadeau que tu aurais pu me faire.

Elle a voulu organiser des rencontres entre l’homme et l’enfant, mais a finalement coupé les liens avec lui.

En juillet 2020, l’homme s’est adressé aux tribunaux pour exiger un test de paternité. C’est à ce moment que la femme a informé son mari de sa liaison extraconjugale.

Une main de femme tient les doigts d'un bébé.

En décembre 2019, l’homme est tombé sur des photos du bébé publiées sur Facebook.

Photo : Radio-Canada

Pas seulement une simple aventure sans lendemain

L’avocat de la femme fait valoir que la rencontre par le biais de Tinder était une aventure sans lendemain.

La juge Justine Saunders croit que l'affidavit de l'homme démontre le contraire. Ça ne semble pas être une rencontre éphémère, car elle écrit : ''Nous avons fait un beau bébé.'', ce qu'elle ne nie pas.

Le moment de leur activité sexuelle et le manque de preuves sur les précautions prises pour éviter une grossesse sont suffisants pour qu'un test de paternité soit justifié, selon la juge.

La cour n’a pas rendu de décision concernant des droits d’accès à l’enfant. Elle estime qu’un test sanguin ou tissulaire doit être effectué avant que l'affaire puisse être tranchée.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !