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Nouvelle porcherie : l'opposition continue à Maricourt

porc en porcherie

La Municipalité espère que le BAPE acceptera d'analyser le dossier de la nouvelle porcherie d'envergure.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’opposition au projet d’une nouvelle porcherie à Maricourt se précise. Le conseil municipal a déposé une résolution visant à signaler ses inquiétudes au ministère de l’Environnement.

L'adoption de cette résolution a été très bien accueillie par les citoyens, qui assistaient en grand nombre à la séance du conseil municipal. En déposant le document, les élus ont d'ailleurs tenu compte de la proposition du regroupement action citoyenne de la municipalité de Maricourt, fermement opposé à l'implantation de la porcherie.

La résolution adoptée par le conseil muncipal fait part des inquiétudes de la population au ministère de l’Environnement et demande un processus d'évaluation mené par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Les projets de porcheries de 4000 porcs et plus doivent être soumis au BAPE. Ainsi, comme le projet de porcherie à Maricourt vise une capacité 3996 porcs, l'évaluation et l'examen des impacts sur l’environnement demandés par le Ministère de l’Environnement ne sont pas obligatoires.

Les citoyens et les élus de Maricourt jugent que cette règle du jeu est injuste et souhaitent une intervention du ministre de l'Environnement.

On s'attend à avoir une réponse, puisqu'on a pas eu assez notre mot à dire depuis le début du projet. On souhaite également s'associer avec la MRC dans nos démarches, pour demander au Ministère de nous consulter. Ils (les gens derrière le projet de porcherie) demandent 3996 porcs, on voit bien que c'est pour éviter une audience publique, a fait savoir le maire de Maricourt, Robert Leroux, qui souhaite également que les citoyens puissent se faire entendre.

Celui-ci souligne d'ailleurs qu'il n'entend pas entreprendre de procédures formelles pour contester le projet, craignant que Maricourt soit perdante en bout de ligne.

D'autres municipalités ont contesté ce genre de projet, puis ça leur a coûté une fortune, mais ils ont perdu. C'est pourquoi on ne veut pas s'embarquer dans un processus comme celui-là, mais on demande une consultation.

Une citation de :Robert Leroux, maire de Maricourt

Le député interpelé

Le bureau du député de Richmond, André Bachand, a été interpelé dans le dossier. Une rencontre entre des élus de Maricourt, des citoyens et le représentant du député, Bruno Vachon, s'est tenue mercredi après midi.

M. Vachon s'est engagé à se faire le porte-parole de la Municipalité auprès des autorités concernées, particulièrement le ministre de l'Environnement.

L'attaché politique nous a assuré qu'il allait prendre la situation en main et communiquer de manière directe avec le député Bachand et les autres acteurs du gouvernement, soutient le conseiller municipal de Maricourt Léo Dandurand.

Nos citoyens n'ont aucune autre chance de s'exprimer, car les consultations publiques portent uniquement sur des mesures d'atténuation. Le certificat d'environnement étant déjà remis, ça serait très difficile pour la Municipalité de mettre un frein à tout ça.

Une citation de :Léo Dandurand, conseiller municipal de Maricourt

À cela, le président de la Fédération québécoise des municipalités et maire de Sainte-Catherine-de-Hatley, Jacques Demers, répond que les municipalités et les MRC ont tout de même un certain pouvoir, par l'entremise de leur schéma d'aménagement. Il reconnaît cependant que les élus ne pèsent pas très lourd dans la balance.

Jacques Demers rappelle d'ailleurs qu'il est logique que des projets de porcheries voient le jour en milieu rural à vocation agricole.

Il faut regarder ce qui était permis sur leur territoire. Une zone agricole sert à l'agriculture, c'est normal. On veut qu'il y ait des droits de produire sur ces territoires. On peut quand même mettre des restrictions quant aux aspect plus sensibles, dont les odeurs près des habitations.

En même temps, on ne peut pas seulement empêcher la production, et ça prend certaines superficies pour produire maintenant. L'augmentation des superficies des porcheries sert d'ailleurs à assurer un plus grand confort pour les animaux.

Une citation de :Jacques Demers, président de la Fédération québécoise des municipalités

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