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Vaccination des adolescents : des familles lancent la discussion

Michelle Mercier et sa fille, Alexia Lines, au parc Victoria, à North Vancouver.

Les enfants de Michelle Mercier ont hâte de pouvoir se faire vacciner.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Radio-Canada

Les personnes 12 à 15 ans de la Colombie-Britannique feront partie de la campagne d’immunisation contre la COVID-19 de la province. Toutefois, les détails de la vaccination pour ce groupe d'âge sont toujours attendus. Pendant ce temps, des parents tâtent le terrain : une dose de vaccin contre la COVID-19 fait-elle partie des plans de leurs adolescents?

Les adolescents de la Colombie-Britannique pourraient être vaccinés d'ici la fin de l’année scolaire. Cet examen provincial a ramené à l'ordre du jour une discussion autour de la vaccination entre Michelle Mercier et ses enfants âgés de 12 et 15 ans.

Celle-ci a été simple et rapide. Quand je leur ai demandé : "Allez-vous vous faire vacciner?" ça été un oui, comme si : "Est-ce qu’il y a un autre choix?" Pour eux, c’est une évidence qu’il faut se faire vacciner dès que c'est possible.

Une infirmière vaccine un adolescent.

Les jeunes peuvent recevoir le vaccin de Pfizer-BioNTech contre la COVID-19 dès l'âge de 12 ans au Canada.

Photo : Reuters / Stephane Mahe

Une réponse inverse de ses enfants l’aurait surprise, confie Michelle Mercier. Si les enfants avaient choisi de ne pas se faire vacciner, c’est clair que ça n’aurait pas été : "OK, merci!"

La mère de famille dit qu’elle aurait utilisé ses arguments pour les convaincre. C’est de se tourner vers la science, croit-elle. Ensuite, c’est de se tourner vers notre responsabilité personnelle : est-ce qu’on veut courir le risque d’être malade, même si on croit que notre système immunitaire est assez fort pour le combattre? À cela s'ajoute la question de la responsabilité sociale, selon elle.

Des jeunes ouvrent le bal

Marie-Anne Prevost a aussi voulu savoir ce que sa fille de 12 ans pensait de ce vaccin qu’elle pourrait obtenir d'ici quelques semaines. Mais cette dernière l’a devancée. Elle a entendu la nouvelle à la radio et c’est elle qui a dit qu’elle veut la vaccination et qu’elle veut être enregistrée, dit Mme Prevost.

Marie-Anne Prevost dans sa cuisine.

Marie-Anne Prevost est mère de deux enfants, dont une fille de 12 ans.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Cette réponse, en harmonie avec la vision de ses parents, n’a donc pas étonné Mme Prevost. Sa fille a hâte de pouvoir retrouver ses amis et de voir les choses revenir à la normale, dit-elle.

Elle rappelle que sa fille a déjà eu d'autres vaccins. Elle croit que la vaccination des jeunes est importante pour atteindre l'immunité collective. Si elle voulait attendre un peu, on aurait parlé de cela, ajoute-t-elle. C'est son corps, c'est à elle de décider. Mais c'est aussi à moi de décider parce que, comme parent, j’ai plus de connaissances et d’expérience. Mais on en parle toujours. C'est comme ça dans notre famille.

Un mineur doté de maturité d’esprit peut décider

En Colombie-Britannique, l'âge auquel un enfant est jugé capable de donner son consentement n'est pas spécifié. Selon la Loi sur la petite enfance, « une personne mineure dotée de maturité d’esprit »  (Nouvelle fenêtre)peut prendre ses propres décisions sur les soins de santé qu’il reçoit, et ce, indépendamment de ce que peuvent souhaiter ses parents ou ses tuteurs.

Une personne manipule une fiole de vaccin.

Les jeunes de 12 à 17 ans représentent environ 300 000 personnes en Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Un enfant peut donc consentir au vaccin de son propre chef si le fournisseur de soins de santé le juge capable de prendre cette décision .

Immunize BC (Nouvelle fenêtre) soutient qu'il est recommandé que les parents ou les tuteurs et les enfants discutent du consentement pour les vaccinations.

Selon Michelle Mercier, il était donc primordial de savoir de quel côté ses enfants allaient pencher. En sachant que les enfants ont le choix quand on leur présente la vaccination, c'est important pour moi de vérifier qu’ils avaient bien compris et qu’ils étaient pour prendre la vaccination, explique-t-elle. Il faut avoir la chance, au moins, de pouvoir leur donner les faits parce qu’on ne sait pas où peut-être ils ont pu recevoir de l'information contraire à nos valeurs.

Quoi qu'il en soit, au bout du compte, la décision revient à ses enfants. Si ma fille avait choisi de ne pas se faire vacciner, il aurait fallu malheureusement réaliser qu’on doit aller avec son choix, affirme Michelle Mercier.

Vaccination dans les écoles?

Mercredi, le ministre de la Santé, Adrian Dix, a indiqué que les autorités sanitaires travaillent sur un plan de vaccination pour les personnes âgées de 12 à 18 ans.

La province n’exclut pas d’avoir recours à une vaccination dans le milieu scolaire. Cette idée ne déplaît pas à la famille de Michelle Mercier. Je sais que ma fille préférerait que ça se passe à l’école parce que ça rentre dans son horaire. C’est plus simple que de prendre rendez-vous d’aller et d’attendre, dit-elle.

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