•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un éventuel vaccin pour traiter une forme agressive du cancer du sein

Un roban rose porté à la poitrine sur une camisole blanche.

Une professeure de l’Université de Sherbrooke veut créer un vaccin pour traiter une forme agressive du cancer du sein. (archives)

Photo : getty images/istockphoto / AtnoYdur

Radio-Canada

Une professeure de l’Université de Sherbrooke cherche à créer un vaccin qui aiderait à traiter le cancer du sein triple négatif. Cette forme agressive de la maladie touche surtout les personnes âgées de moins de 40 ans, et comporte de très hauts risques de récidives et de mastectomies.

La chirurgie, la chimiothérapie et les autres traitements oncologiques échouent également la plupart du temps à traiter ce genre de cancer. C’est l’un des sous-types de cancer du sein le plus agressif. Il touche les jeunes femmes, surtout celles qui sont d’origine africaine et asiatique, indique Lee-Hwa Tai, professeure au Département d’immunologie et de biologie cellulaire à l’Université de Sherbrooke, dans un communiqué.

La chercheuse travaille donc sur un vaccin thérapeutique pour traiter ce cancer. Contrairement aux vaccins prophylactiques , qui servent à empêcher d’attraper une maladie, les vaccins thérapeutiques servent plutôt à la traiter après son apparition et à prévenir les récidives et les métastases.

Le seul vaccin prophylactique qu’on a [pour le cancer], c’est le vaccin contre le cancer du col de l’utérus, puis de la tête et du cou, parce que c’est un virus qui cause ces cancers, le papillome humain. Dans le contexte du cancer du sein, on ne sait pas ce qui cause ce cancer, donc on n’a pas un vaccin prophylactique pour le prévenir, a expliqué Lee-Hwa Tai en entrevue à Radio-Canada. Les chercheurs travaillent sur des vaccins thérapeutiques.

Études précliniques

La professeure Lee-Hwa Tai espère que ce genre de vaccin pourra aider des patients dans cinq à dix ans.

Pour le moment, on est encore dans les études précliniques. On travaille sur des modèles animaux, mais on travaille aussi avec des échantillons qui proviennent de patients atteints du cancer du sein triple négatif.

Une citation de :Lee-Hwa Tai, professeure au Département d’immunologie et de biologie cellulaire à l’Université de Sherbrooke

Ce n’est pas dans un ou deux ans qu’on pourra avoir des vaccins contre les cancers du sein triple négatif ou contre les autres formes de cancer métastatique. La recherche est un très long voyage, parce que vraiment, on ne sait pas c’est quoi la maladie. Dans la recherche, on travaille sur la compréhension de la maladie et on travaille sur la thérapie en même temps, ajoute-t-elle.

Elle reste cependant optimiste.

De nos jours, la technologie se développe très rapidement. On a des immunothérapies, on a de nouvelles méthodes comme le CRISPR-Cas9 [une technologie qui permet de couper et de modifier des portions du génome], et de nouveaux avancements dans la biologie moléculaire.

Jusqu’à maintenant, aucun vaccin thérapeutique contre le cancer n’a encore été approuvé pour être utilisé sur des patients, indique l’Université de Sherbrooke. Tous les projets liés à ce genre de traitement sont encore au niveau des études précliniques.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !