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La sécheresse des champs inquiète les producteurs agricoles

Un champ manifestement sec.

Les agriculteurs de la région connaissent un début de saison difficile en raison du manque de pluie.

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

Radio-Canada

Depuis la fonte de la mince couche de neige accumulée au cours de l'hiver dernier, les terres manquent d'eau et la croissance des fourrages est retardée dans certaines fermes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce qui pourrait compromettre la croissance du foin.

C’est ce qui est en train de se produire à la Ferme Olac, sur le chemin Saint-Benoît, à Jonquière. Thierry Poniewiera, gérant de la production maraîchère, a fait remarquer à notre équipe, lors de son passage mercredi, que de la luzerne a même brûlé dans les champs en raison du manque d’eau.

On va commencer à faucher à la fin juin. Si ça va à ce rythme-là, la première coupe ne sera pas exceptionnelle, a-t-il indiqué.

La Ferme Olac regroupe environ 50 vaches laitières, qui ont besoin de foin pour se nourrir.

Thierry Poniewiera, de la Ferme Olac, devant un champ.

Thierry Poniewiera, de la Ferme Olac

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

Les pâturages donnent l’impression d’être de la pelouse bien entretenue, avec des brins longs d’à peine quelques pouces.

La Ferme C.J.M. Maltais, productrice de bœuf, observe le même phénomène. À certains endroits, le sol est même crevassé par manque d’eau.

Au printemps, le foin, ça pousse tellement d'habitude. Là, on a encore une mauvaise année, pas de pluie. Ça peut se rattraper vite, mais là, on en a vraiment besoin présentement, note l'un des copropriétaires de la ferme, Jean-Thomas Maltais, qui est aussi président des Producteurs de bovins du Québec.

Les producteurs espèrent des averses, mais ne souhaitent pas de pluies torrentielles, ce qui cause du ruissellement. Le danger est que les cultures d’avoine, de blé et d’orge sortent de terre en raison de l’érosion.

Jean-Thomas Maltais devant un champ.

Jean-Thomas Maltais, de la Ferme C.J.M. Maltais

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

Il y a cependant un autre côté à la médaille et la condition actuelle n’apporte pas que des désavantages.

On a été capables de rentrer dans les champs beaucoup plus tôt que d'habitude. Ça nous a permis de faire des épandages de fumier et des travaux de sol.

Une citation de :Thierry Poniewiera, producteur agricole

Président de l'Union des producteurs agricoles (UPA) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Mario Théberge parle d’une saison exemplaire en fait de semences.

Le sol est sec, c'est de la poussière. On ne peut pas avoir meilleure condition que ça. Sauf que, vous ferez l'expérience de mettre un grain dans un pot dans du sol bien sec et ne pas l'arroser. Il n'y a rien qui va pousser, met-il en relief.

La situation pourrait forcer les producteurs à acheter du foin et à avoir recours à l'assurance récolte.

L’année dernière, la Financière agricole a versé 8 millions de dollars en compensation aux agriculteurs du Saguenay-Saint-Jean, dont 3,4 millions pour les foins et pâturages.

D'après le reportage de Claude Bouchard

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