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Débordement dans les centres de traitement des dépendances

Un homme assis dans l'ombre, la tête penchée et visiblement en détresse

Les normes sanitaires compliquent l'admission des personnes souhaitant traiter une dépendance.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le centre de réadaptation en dépendance de Pointe-du-Lac, anciennement Domrémy, a dû ouvrir, la semaine dernière, une unité de débordement pour faire face à la hausse des demandes. Ce sont 10 nouvelles places qui ont été rendues disponibles.

Les listes d’attente pour une place dans les centres de désintoxication de la région s’allongent depuis la pandémie. La capacité d’accueil est grandement limitée en raison des mesures sanitaires. Le centre de Pointe-du-Lac est donc passé de 32 à 25 lits. D’autres établissements peuvent accueillir jusqu’à deux fois moins de résidents.

La conséquence de cette situation est que certains usagers doivent attendre des mois avant de pouvoir entamer une thérapie. Quand nos usagers sont prêts à faire une demande pour recevoir de l’hébergement, la fenêtre d’opportunité est souvent pas très grande, explique Andréanne Dion, cheffe de service pour les services en dépendance au CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec.

Pendant ce temps, ce sont les ressources externes qui assurent un suivi, mais l’attente peut être difficile. Les intervenants du milieu remarquent une augmentation de la détresse psychologique chez les patients. La situation peut s’aggraver pour les usagers qui sont en attente. Soit, ils continuent de consommer pour éviter d’être en sevrage. S’ils débutent [seuls] un sevrage, ça peut être risqué pour leur santé, ajoute Andréanne Dion.

Malgré tout, elle insiste pour inviter les personnes qui en ont besoin à faire appel à leurs services et de ne pas attendre que leur situation se détériore.

Des projets refusés

À trois reprises dans la dernière année, l’équipe du Pavillon de l’assuétude à Shawinigan avait déjà proposé des projets d’unité de débordement en dépendance auprès du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec. Ils ont cependant été refusés par l’organisation. C’était des projets qu’on trouvait quand même raisonnables au niveau des coûts, affirme France Bouffard.

La directrice générale se réjouit de voir cette nouvelle unité et espère qu’un plan sera rapidement mis en place pour continuer d’augmenter la capacité d’accueil. France Bouffard suggère notamment des unités temporaires qui faciliteraient les étapes d’isolement préalables au début de la thérapie. Ils arriveraient tout prêts. Il y a des hôtels qui sont sous-utilisés où on pourrait s’installer rapidement, estime-t-elle.

Malgré tout, les intervenants insistent pour inviter les personnes qui en ont besoin à faire appel à leurs services et de ne pas attendre que leur situation se détériore.

Avec les informations de Raphaëlle Drouin

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