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Vers les radars photographiques au Nouveau-Brunswick

Auto prêtée et radar photographique. Vrai ou faux, puisque vous êtes le propriétaire de l'auto, la contravention sera émise à votre nom?

Les radars photographiques comme celui-ci détectent les véhicules qui circulent trop vite et photographient leur plaque d’immatriculation, ce qui mène à des contraventions.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a déposé un projet de loi pour permettre aux municipalités d'utiliser des caméras aux feux rouges et des radars photographiques.

En septembre 2017, Bathurst avait adopté une motion pour inviter la province à autoriser ce type de technologies.

Nous, ce qui nous intéresse dans ce projet de loi là, c’est d’assurer la sécurité publique, affirme le directeur des communications corporatives de la Ville de Bathurst, Luc Foulem.

Les automobilistes fautifs recevraient un billet d’infraction par la poste.

Plusieurs technologies seraient autorisées

Le projet de loi sur les systèmes de saisie d'image propose l'utilisation de radars photographiques, mais aussi de caméras aux feux rouges et sur les autobus scolaires, ainsi que l'utilisation de lecteurs automatiques de plaques d'immatriculation.

L’utilisation de radars photographiques et des caméras aux feux de circulation sont déjà en vigueur dans six provinces canadiennes, dont le Québec.

Cependant le Nouveau-Brunswick serait la première province au pays à avoir en place des dispositions autorisant le recours aux lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation.

Luc Foulem debout à l'extérieur devant l'hôtel de ville.

Luc Foulem,directeur des communications corporatives de la Ville de Bathurst, le 12 mai 2021.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Luc Foulem ajoute qu’une étude effectuée en Alberta a démontré l’efficacité d’un tel système, où une baisse de 35 % des collisions a été recensée.

Déploiement du système

À la Force policière de Bathurst, on attend plus de précisions avant de se prononcer en faveur de l’implantation de radars photographiques.

Un radar photographique de grande taille.

De l'équipement lourd est nécessaire pour déplacer le radar photographique.

Photo : Police de Toronto

Le sergent Éric Lévesque se demande qui sera responsable de gérer l’équipement, et s'interroge sur les coûts et la maintenance de ces appareils.

La problématique aussi, c’est que maintenant, on n’a plus de plaque en avant des chars ordinaires. C’est juste en arrière. Est-ce que ça va nécessiter un système additionnel ?, se demande le sergent Lévesque.

Un policier en uniforme à l'extérieur.

Le sergent Éric Lévesque, de la Force policière de Bathurst, au Nouveau-Brunswick, le 12 mai 2021.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Selon le projet de loi déposé par le gouvernement, un agent de la paix examinerait la preuve après la prise de photo par un des appareils autorisés.

S’il est déterminé qu’il y a eu infraction, un billet de contravention serait envoyé par la poste au propriétaire immatriculé du véhicule, mais celui-ci ne perdrait pas nécessairement de points, puisqu'il n'est pas possible de savoir si cette personne conduisait ou non le véhicule pris en faute.

Avec des informations de François Vigneault

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