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Josée Néron tiendra une consultation publique dans le dossier du bioparc

Un chemin de terre donnant sur un champ.

L'usine produirait du gaz naturel renouvelable à partir d'installations construites près du chemin Saint-Paul.

Photo : Radio-Canada / Marie-Michèle Bourassa

Devant le tollé soulevé par le projet d’implantation d’une usine de gaz naturel renouvelable (GNR) par l’entreprise Agriméthane dans le secteur de Laterrière au sein d'un bioparc annoncé par Saguenay, la Ville annonce qu’elle tiendra des séances d’informations destinées aux citoyens.

Le 22 mars dernier, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec, Jonathan Julien, et la ministre responsable de la région, Andrée Laforest, ont tenu une conférence de presse virtuelle pour annoncer l’octroi d’une aide financière de 8 millions de dollars à Agriméthane pour la construction de son complexe, sans dévoiler l'emplacement.

Agriméthane, un consortium notamment formé de Nutrinor et de la Fromagerie Boivin, souhaite utiliser des résidus agricoles pour les soumettre au processus de biométhanisation dans le but de produire 2,9 millions de mètres cubes de GNR dès 2024.

La mairesse de Saguenay, Josée Néron, n’a pas participé à l’annonce gouvernementale du 22 mars, à laquelle prenait aussi part le patron d’Agriméthane, et ce malgré l’invitation de la ministre Laforest. Huit jours plus tard, le 30 mars, la mairesse annonçait la création d’un bioparc spécialisé dans la production de GNR dans le secteur de Laterrière, dans lequel irait Agriméthane. Ainsi, l’usine serait construite sur le chemin Saint-Paul, non loin de l’ancien lieu d’enfouissement technique de Laterrière (LET).

Depuis l’annonce du lieu du projet, une levée de boucliers s’opère. Des citoyens du secteur ont lancé une pétition signée par 150 personnes. Les signataires réclament que le projet élise domicile ailleurs que dans leur quartier. Ils craignent une hausse de la circulation routière sur le boulevard Talbot et les émanations pestilentielles en provenance de l’usine. En gros, ils croient que leur qualité de vie serait amoindrie.

Calmer le jeu

Mercredi, devant les voix discordantes qui continuaient de se faire entendre à l’égard de l’usine projetée d’Agriméthane, la mairesse a été forcée de calmer le jeu. D’abord dans un communiqué, puis lors d’une mêlée de presse improvisée, elle a assuré que le projet ferait l’objet d’une séance d’information impliquant les citoyens de Laterrière, puis d’une consultation publique destinée à l’ensemble de la population de Saguenay.

Il va y avoir une séance d’information prévue pour permettre à la population d’avoir toute l’information concernant le projet de bioparc. Il va y avoir également une période prévue pour le promoteur d’Agriméthane pour lui permettre d’expliquer l’essence du projet et également de répondre aux questions de la population , a affirmé la première magistrate de Saguenay.

Par la suite, le dossier cheminera au conseil de ville en vue d’une consultation publique.

La grogne des citoyens de Laterrière se fait entendre sur fond de querelle entre Josée Néron et le président du comité des finances, Michel Potvin, qui a récemment quitté le parti de la mairesse et affiché ses couleurs en faveur de sa principale adversaire à la mairie, Julie Dufour. Dans le communiqué diffusé par son cabinet, Josée Néron fait savoir qu’elle n’a pas digéré les propos de son ancien bras droit et les faussetés qu’il aurait véhiculées au sujet du dossier de bioparc.

Il n’est pas vrai que Saguenay devait être le promoteur de ce projet. La Ville est là pour développer le parc industriel, mais les dossiers ou projets à développer le sont par les entreprises privées , exprime Josée Néron, qui accuse aussi le conseiller municipal de remettre en cause l’intégrité de fonctionnaires municipaux, qui sont venus expliquer le projet aux élus.

La mairesse a décoché une autre flèche à l’endroit de Michel Potvin, qui, selon elle, aurait laissé entendre que personne autour de la table du conseil n’était au courant du projet de bioparc.

Le dossier a été initié sous sa présidence à Promotion Saguenay, peut-on lire dans le communiqué. Michel Potvin a occupé ce poste jusqu'en novembre 2020, lorsqu'il a quitté l'Équipe du renouveau démocratique (ERD).

Josée Néron estime qu’elle n’a fait que ramasser le résultat de son travail et rappelle que le dossier a été présenté aux élus de Saguenay lors d’une plénière tenue en février.

Avec Marie-Michèle Bourassa

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