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Droits de pêche autochtones : le procès continue à North Bay

Lorne Stevens prépare un poisson.

Lorne Stevens est un des pêcheurs commerciaux qui fait partie des accusés. (Photo d'archives)

Photo : CBC/Erik White

Radio-Canada

Le procès de 54 personnes, accusées d’avoir enfreint les lois ontariennes sur la chasse et la pêche, ainsi que les lois sur la pêche commerciale de la Première nation de Nipissing, se déroule cette semaine de manière virtuelle à North Bay

Ce procès pourrait avoir de profondes répercussions sur les peuples autochtones du Canada.

Au cœur du litige : les accusés reconnaissent les crimes qui leur sont reprochés, mais remettent en question l'autorité du gouvernement de l'Ontario et celui de la Première nation de Nipissing de porter ces accusations.

Huit des accusés sont des pêcheurs commerciaux du lac Nipissing et les 46 autres ont été accusés d’infractions liées à la pêche dans le secteur au cours des 15 dernières années.

L'autorité légale des gouvernements de l'Ontario et des Premières Nations sur ce territoire découle du traité Robinson-Huron de 1850.

Mais la défense prétend que les Autochtones de la région du lac Nipissing étaient en fait des membres de la nation Amikwa et que le traité a été signé par une autorité qui ne les représentait pas.

Les derniers jours ont été consacrés à débattre de la question de savoir qui est qualifié pour témoigner sur l'histoire des peuples autochtones de cette partie du Nord de l'Ontario.

La défense a présenté Stacy McQuabbie, de la Première Nation de Henvey Inlet, qui a passé les 20 dernières années à faire des recherches sur l'histoire de sa famille et de sa communauté.

Il affirme maintenant que son véritable nom de famille est Amikwabi et s'identifie comme un membre de la Nation Amikwa.

La juge Erin Lainevool a statué que l'histoire orale qu'il a recueillie, bien que conforme aux coutumes autochtones, serait considérée comme une rumeur aux yeux du tribunal.

Elle a affirmé douter que celui-ci fournisse un témoignage impartial et objectif au sujet de l’histoire autochtone.

Sidney Harring, avocat américain spécialisé dans les droits de la personne, professeur d'université à la retraite et historien du droit autochtone, a également été présenté par la défense.

La Couronne a mis en doute son expertise et certaines de ses conclusions concernant le peuple Amikwa et l'endroit exact où ceux-ci étaient installés dans le nord de l'Ontario avant l'arrivée des Européens.

Il a passé environ quatre heures à la barre mardi et la Couronne devait poursuivre son contre-interrogatoire mercredi.

Avec les informations de CBC

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