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Aïd el-Fitr : un deuxième ramadan vécu en temps de COVID-19 touche à sa fin

Deux professionnels de la santé de confession musulmane racontent avoir gardé la foi, malgré la pandémie.

Un homme debout sous une arcade.

Les célébrations de l'Aïd-el-Fitr ne pourront pas se faire dans les mosquées pour une deuxième année de suite.

Photo : Reuters / MOHAMMED SALEM

Radio-Canada

Les célébrations de l'Aïd-el-Fitr, qui marquent la fin du mois sacré de ramadan, seront encore très différentes cette année. Pour la deuxième année consécutive, les croyants seront confinés chez eux, et ne pourront pas se rassembler à la mosquée ou avec leurs proches.

Une chose cependant ne changera pas, pandémie ou pas, le ramadan est encore une période de réflexion spirituelle.

Pour le Dr Naveed Mohammad, président et chef de la direction du Système de santé William Osler, le confinement a changé son expérience habituelle du ramadan, peut-être même pour le mieux.

Le Dr Naveed Mohammad dans un hôpital.

Le Dr Naveed Mohammad est le président et le chef de la direction du Système de santé William Osler, qui gère trois hôpitaux desservant les communautés de Brampton et Etobicoke Nord.

Cela nous a rapprochés encore plus en tant que famille, indique celui qui gère trois hôpitaux desservant les communautés de Brampton et Etobicoke Nord, des zones durement touchées par la pandémie. Mes deux garçons et moi prions ensemble, et on mène chacun les prières à tour de rôle.

C'est un vrai moment de réflexion et de fierté pour moi, de voir mes deux garçons qui ont grandi et qui mènent les prières. Je me tiens derrière eux et je prie, non seulement en parlant à Allah, mais je réfléchis aussi à la façon dont, en tant que parent, je les ai aidés à arriver à ce point.

Une citation de :Dr Naveed Mohammad, président et chef de la direction du Système de santé William Osler

Passer ces moments religieux en famille a aussi permis à la famille Mohammad d’améliorer leur arabe, et leur lecture du Coran.

C'est une bonne pratique pour nous parce que c'est important que lorsqu’on récite le Coran, il faut le faire correctement et clairement, souligne le Dr Mohammad.

Selon ce dernier, en tant que pakistanais, nous ne parlons pas l'arabe, mais nous le récitons dans nos prières. Maintenant que nous comprenons ce que signifie chaque mot que Dieu a révélé au prophète Mohammed, cela nous a apporté une compréhension différente des prières que nous récitons.

Un ramadan partagé en ligne

Rufaida Mohammed est une travailleuse sociale et la coprésidente du Groupe de travail sur la COVID pour les musulmans, créé au mois de novembre dernier pour sensibiliser les communautés musulmanes du Grand Toronto sur les enjeux de la maladie.

Deux jeunes garçons qui s'amusent.

Pour les enfants, la fin du ramadan, c'est un jour pour fêter et s'amuser.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Pour cette mère de deux enfants, ce deuxième ramadan passé en confinement a permis à sa famille de réinventer certaines des traditions associées à cette fête religieuse.

La technologie a comblé certaines lacunes.

Une citation de :Rufaida Mohammed, travailleuse sociale et coprésidente du Groupe de travail sur la COVID pour les musulmans

Bien que nous soyons éloignés physiquement, on peut toujours faire des iftars [rupture du jeûne] virtuels, où les enfants apparaissent dans nos écrans en mangeant un samossa, et en faisant des grimaces, dit-elle en riant.

Ma famille et moi, on visionne des programmes sur Internet qui viennent de différentes parties du monde. On regarde des programmes d'Angleterre, de Californie, et ça crée une multiplicité de perspectives, et c’est très enrichissant, souligne Mme Mohammed.

Pour cette dernière, les contenus virtuels créés à l’occasion de l’Aïd 2021 nous permettent de rester à la maison et d’être prudents, tout en réfléchissant à notre spiritualité.

Cela ne remplace pas le sentiment de la mosquée, mais c'est un moyen de s’unir entre nous, souligne pour sa part le Dr Naveed Mohammad.

Avec des informations de Metro Morning de CBC Radio

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