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Le projet de station-service sur le terrain du presbytère de Saint-Prime décrié

Un presbytère vu de face.

Face à l´intérêt découlant de la mise en vente du presbytère, la ville de Saint-Prime a décidé de modifier le zonage.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

Radio-Canada

Des citoyens de Saint-Prime s’inquiètent au sujet de l'avenir du presbytère de la municipalité. Le bâtiment est sur le point d’être vendu à la coopérative Nutrinor, qui souhaiterait y implanter une station-service.

Ce projet à caractère commercial ne fait pas l’affaire du milieu, à commencer par l’ancien maire de Saint-Prime, Bernard Généreux, qui le dénonce avec vigueur. .

C'est un projet inqualifiable, qui ne peut pas se justifier sur le plan de la logique. Il faut réfléchir autrement , lance-t-il.

La Fabrique de Saint-Prime a mis le presbytère en vente dans le but de financer des réparations essentielles à l’église, comme c’est le cas dans plusieurs paroisses confrontées à une chute des revenus en raison du déclin de fréquentation des lieux de culte. Une proposition d’achat de 220 000 $ soumise par la coopérative Nutrinor a été acceptée. La municipalité a même modifié le schéma d’urbanisme de ce secteur pour permettre à des entreprises de s’y installer.

Deux hommes sourient devant un presbytère.

Des citoyens s’opposent aux projets futurs qui impliquent la démolition du bâtiment. C’est le cas de l’ancien maire de Saint-Prime, Bernard Généreux, et de l'ancien président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu, Richard Garneau.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

L’ex-président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu (PFR) et résident de Saint-Prime, Richard Garneau, veut lui aussi sauver le presbytère. Il y a des moyens de le faire. Nos ancêtres ont réussi à financer la construction de l'église, du presbytère et de l'avoinerie. On a la responsabilité comme citoyens de Saint-Prime de financer le maintien et la réparation de ces bâtiments historiques , estime-t-il.

Pour Bernard Généreux, le caractère patrimonial du secteur doit être préservé.

Qu’est-ce qu’une station-service vient faire dans un secteur patrimonial et culturel, qui est à peu près le seul secteur protégé par la municipalité par ses instruments d’urbanisme? , s’indigne Bernard Généreux. Il propose néanmoins que des discussions soient amorcées avec Nutrinor dans le but de dénicher un projet porteur pour le milieu.

Une pancarte À vendre devant un presbytère.

La Fabrique de Saint-Prime a mis en vente le presbytère en décembre dernier afin de réaliser des réparations essentielles à l’église.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

Historienne et présidente de la Société d’histoire du Domaine-du-Roy, Caroline Marcoux croit que l’immeuble pourrait avoir une nouvelle vocation. Elle pense toutefois que le presbytère doit demeurer un bien commun.

On n'a pas d'objection à ce qu'il soit transformé, à ce qu'il devienne autre chose comme une auberge, une résidence ou quoi que ce soit. Tant qu'il est préservé. Si on ne le préserve pas maintenant, on n'aura plus rien culturellement, historiquement, au niveau du patrimoine. C'est à nous maintenant d'en prendre soin , dit la citoyenne de Saint-Prime.

Lucien Boivin pose devant l'hôtel de ville.

Le maire de Saint-Prime, Lucien Boivin, explique que le conseil municipal prendra position le 17 mai.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

Le conseil prendra position

Le dossier fera l’objet de discussions lors de la prochaine séance du conseil municipal, lundi.

On va laisser tomber un peu la poussière, mais on est conscients qu’il y a une partie de la population qui demande de revenir sur le sujet. On parle beaucoup d’acceptabilité sociale aussi et on n’est pas déconnectés par rapport à tout ça , assure le maire, Lucien Boivin.

La coopérative Nutrinor s’est dite sensible aux préoccupations des citoyens de Saint-Prime et affirme qu’elle planche sur un grand projet, dont le concept inédit irait bien au-delà d'une simple station-service.

D'après un reportage d'Annie-Claude Brisson

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