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La RMR du Lac-Saint-Jean poursuit deux entreprises pour 1,2 M$

La pancarte de la RMR devant un champ.

Le site d'enfouissement de la Régie des matières résiduelles est situé à Hébertville-Station.

Photo : Radio-Canada / Steeven Tremblay

Radio-Canada

La Régie des matières résiduelles (RMR) du Lac-Saint-Jean poursuit pour 1,2 M$ les Entreprises Alfred Boivin et WSP Canada qui auraient, selon elle, mal fait leur travail pour contrôler les liquides résiduels qui s'écoulent du site d'enfouissement d'Hébertville-Station.

En principe, le site a été conçu pour retenir le lixiviat, ces liquides contaminés par les déchets, avec des membranes étanches. Or, la RMR estime que le système de traitement du lixiviat ne répond pas aux attentes qu'elle avait lors de la construction du lieu d'enfouissement technique (LET) il y a sept ans.

La RMR prétend même éprouver des difficultés depuis l'ouverture du site en 2015. Dans sa poursuite déposée en Cour supérieure contre la firme d'ingénieurs WSP Canada, qui a réalisé l'ingénierie, et Les Entreprises Alfred Boivin de Saguenay, qui a exécuté les travaux, l'organisme rappelle d'abord que la mise en service du site a été retardée de cinq mois. Elle indique que le système de traitement du lixiviat présente plusieurs problèmes récurrents qui ont affecté gravement ses performances et n'a jamais pu être utilisé à la hauteur des performances attendues.

Encore aujourd'hui, elle parle d'un système qui ne répond pas aux attentes quant à son fonctionnement. Même si la Régie spécifie cependant qu'à aucun moment le lixiviat ne s'est retrouvé dans l'environnement, elle a dû transporter 80 camions de liquide à l'ancien site d'enfouissement de L'Ascension.

La RMR reproche d'abord à WSP d'avoir mal conçu l'un des bassins d'accumulation de lixiviat sans prévoir de système d'aération et en installant un retour des boues usées inadéquat. Elle croit aussi que certains problèmes mécaniques auraient pu être évités si WSP avait assuré une meilleure surveillance du chantier.

Dans un second temps, elle reproche aux Entreprises Alfred Boivin et à ses sous-traitants (Mabarex et MPECO Électrique) de ne pas avoir signalé ces mêmes problèmes mécaniques et de ne pas avoir pris les moyens requis pour y apporter des correctifs rapidement.

Comme il est inscrit dans les documents de cour, WSP Canada, les Entreprises Alfred Boivin et les sous-traitants entendent contester les prétentions de la Régie.

Un rapport déposé en cour

Un rapport commandé par les trois parties auprès d'Axor et déposé au tribunal souligne qu'en sa qualité d'opérateur, la Régie porte aussi sa responsabilité, mais à un niveau moindre que le constructeur et le concepteur du système. WSP Canada a tenté de commander une autre expertise pour contester ce rapport, mais la demande a été refusée par la juge Nicole Tremblay. Cette dernière estime que la confection d'une autre expertise aurait pour effet de retarder le processus judiciaire inutilement puisque WSP Canada pourra contre-interroger l'expert de la firme Axor de façon à faire ressortir [...] les discordances pour lesquelles elle n'adhère pas aux conclusions du rapport.

D'après un reportage de Gilles Munger

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