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La baisse d’adhésion aux mesures sanitaires inquiète la santé publique

Un homme passe devant une illustration rappelant les règles sanitaires, comme le lavage de mains et la distanciation.

La santé publique insiste sur l'importance de maintenir le lavage des mains, le port du masque et la distanciation physique.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Le directeur régional de la santé publique, Donald Aubin, a lancé un appel au respect des trois mesures sanitaires de base que sont le lavage des mains, la distanciation physique et le port du masque en conférence de presse mercredi, après avoir présenté des données qui montrent une diminution de l’adhésion de la population.

Dans la semaine du 16 au 28 avril, le taux d’adhésion aux mesures se situait à 40 % selon les sondages comportementaux réalisés par la santé publique. Au début de la deuxième vague en octobre, ce taux était autour de 33 %. Il a ensuite effectué une remontée pour naviguer entre 45 % et 49 % jusqu’à la mi-avril. 

C'est inquiétant et ça veut dire qu'il faut faire très attention, insiste le Dr Aubin. C'est un signal. On n'est pas à lancer une alerte pour que les gens aient trop d'inquiétude, mais on veut quand même dire que sans être critique, il faut absolument adhérer aux mesures et s'améliorer sur cet aspect-là.

C'est vraiment mathématique. On le voit lorsqu'il y a une baisse des mesures, on se retrouve avec une augmentation dans les semaines qui suivent.

Une citation de :Donald Aubin, directeur de la santé publique au Saguenay-Lac-Saint-Jean

La tendance est tout de même à la baisse au Saguenay-Lac-Saint-Jean avec une moyenne de 22 cas quotidiens, comparativement à des moyennes de 26 et 27 cas par jour pour les semaines précédentes. On parle d’une tendance qui permet de nous situer dans l’orange, mais dans le milieu de l’orange , souligne-t-il. 

C'est une ligne qui est très très mince , ajoute le Dr Aubin, donnant l’exemple de l’Estrie, qui était dans une situation similaire à celle du Saguenay-Lac-Saint-Jean au cours des dernières semaines et qui vient de basculer en zone rouge à la suite d’une hausse rapide du nombre de cas. 

Plus de contacts

La baisse d'adhésion aux mesures se reflète aussi dans les informations recueillies auprès des cas positifs lors des enquêtes épidémiologiques. Le nombre de contacts par personne est plus important, entre 15 et 20, et les enquêteurs constatent plus de réticences à identifier les contacts.

Les gens réagissent beaucoup plus qu'auparavant et surtout quand on veut savoir l'ensemble des contacts, confie le directeur de la santé publique, qui a visité les équipes dédiées aux enquêtes épidémiologiques mercredi matin. C'est difficile, ce n'est pas évident parce qu'on doit remonter pour les jours avant et on se fie toujours sur ce que les gens nous disent.

Il assure que les informations recueillies par la santé publique n’ont pas pour but de trouver des coupables. Elles sont confidentielles et traitées de la même façon qu’un dossier médical.

Milieux d’éclosions

La santé publique n’est pas en mesure d’identifier un secteur d’activité particulièrement touché par des éclosions. On voit que là où il y a de l'activité humaine à la base, on retrouve plus d'éclosions , indique Donald Aubin. Lorsqu’on donne une éclosion dans un secteur, il ne faut pas penser que l’acquisition provienne de ce milieu-là.

Par exemple, deux restaurants ont décidé de fermer temporairement leurs portes parce que des employés ou des clients ont eu des résultats positifs à la COVID-19 au cours des derniers jours. Ces fermetures n’ont pas été exigées par la santé publique. Il faut voir qu’avec l'approche qu'on prend, ça crée un impact important sur le personnel, reconnaît le Dr Aubin. On a des cas qui sont positifs, mais en plus ça entraîne beaucoup de gens qu'on est dans l'obligation de retirer. Ça devient très difficile pour les commerçants à ce moment-là de continuer d'opérer.  

Inciter les jeunes à se faire vacciner

La santé publique va consacrer beaucoup d’effort durant les semaines qui viennent pour convaincre les jeunes de se faire vacciner contre la COVID-19. Les rendez-vous sont ouverts aux 25 ans et plus. À partir de vendredi, les personnes de 18 ans et plus pourront également prendre leur rendez-vous. Les jeunes de 12 à 17 ans suivront en milieu scolaire. 

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean prévoit notamment faire appel à des influenceurs et organiser des tirages pour inciter les jeunes à recevoir le vaccin. 

Les parents, les personnes plus âgées, on a une réponse extraordinaire, explique le directeur régional de la campagne de vaccination, Marc Thibeault. Donc on s'attend que ces jeunes-là qui ont des parents qui veulent se faire vacciner vont aussi accepter le vaccin.

Ce n'est pas parce qu'on a des doutes. C'est parce qu'on veut vraiment terminer en beauté la 1re dose avec ça. C'est un genre de fête qu'on veut se donner.

Une citation de :Marc Thibeault, directeur de la campagne de vaccination au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Il affirme que la réponse est bonne dans tous les groupes d’âge jusqu’à maintenant. La couverture vaccinale dans la région est de 45,3 %. Elle devrait atteindre 50 % au cours de la fin de semaine.

Chez les 45 ans et plus, la cible de 75 % des gens qui ont pris leur rendez-vous ou obtenu leur première dose de vaccin est actuellement dépassée. 

Pourcentage de la population de moins de 45 ans vaccinée ou ayant un rendez-vous planifié

  • 40-44 ans : 72 %
  • 35-39 ans : 66 %
  • 30-34 ans : 58 %
  • 25-29 ans : 41 %
  • 18-24 ans : 22 %

Source : Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, en date du 12 mai 2021, 9 h

Parmi le personnel de la santé, 80 % ont reçu une première dose de vaccin. L’administration de la deuxième dose est amorcée, tout comme dans les résidences privées pour aînés, où l’opération devrait se terminer d’ici le 31 mai.

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