•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Secteur public : beaucoup d'impasses au Nouveau-Brunswick

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick. Blaine Higgs.

Blaine Higgs, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, veut geler les salaires pour un an, puis limiter les augmentations à 1% par an les trois années suivantes.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les négociations pour plusieurs groupes d’employés du secteur public sont dans l’impasse au Nouveau-Brunswick. Pendant que l’opposition invite le gouvernement à négocier, le premier ministre Blaine Higgs veut geler les salaires pendant un an, puis limiter les augmentations à 1 % par an au cours des trois années suivantes.

Cette inflexibilité du gouvernement progressiste-conservateur, malgré le risque de plusieurs grèves dans le secteur public, a été au cœur des débats à l’Assemblée législative, mercredi.

L’opposition demande au gouvernement de négocier des hausses de salaire, plutôt que d’imposer coûte que coûte un gel.

Nous voulons ce résultat-là afin d’éviter la grève, a expliqué en chambre le chef intérimaire du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Roger Melanson.

Le chef intérimaire du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Roger Melanson.

Le chef intérimaire du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Roger Melanson, le 12 mai 2021.

Photo : Radio-Canada

Une grève à l'horizon ?

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, affirme qu’il faut penser à faire les choses différemment, afin d’avoir un meilleur Nouveau-Brunswick d’ici 10 à 20 ans.

Il refuse de laisser un arbitre indépendant régler la question des salaires.

Face à ce constat, la seule autre avenue pour les syndicats est un vote de grève.

Plusieurs sont touchés par ces négociations : des employés de soutien en santé, des travailleurs du secteur de l’éducation, des agents correctionnels, des travailleurs sociaux, des travailleurs en buanderie, des infirmières et des psychologues scolaires.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, le 12 mai 2021.

Photo : Radio-Canada

Je crois que personne ne veut la grève, a affirmé Blaine Higgs en chambre, mercredi.

Roger Melanson n’est pas du même avis.

Je vous le dis tout de suite, la direction qui s’annonce, et le résultat qui s’annonce : les syndicats, ou le monde ouvrier dans le secteur public, dans les secteurs essentiels... ils vont finir par aller en grève, dit le chef libéral.

Même son de cloche au Parti vert du Nouveau-Brunswick. Le chef, David Coon, croit que les grèves pourraient avoir lieu cet été.

Gels de salaire et pénuries : un pari risqué

Il existe en ce moment des pénuries de personnel dans plusieurs secteurs où le gouvernement provincial veut imposer un gel des salaires.

Par exemple, certains psychologues et infirmiers quittent le Nouveau-Brunswick pour aller travailler dans d’autres provinces, où les conditions et les salaires leur paraissent meilleurs.

Selon le libéral Roger Melanson, pour aider le recrutement et maintenir ces travailleurs dans la province, il faut absolument offrir une rémunération adéquate et des conditions de travail exemplaires.

Le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, David Coon.

Le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, David Coon, le 12 mai 2021.

Photo : Radio-Canada

Le chef du Parti vert, David Coon, est du même avis. Le salaire pour eux, ici, doit être le même niveau de salaire [que celui] en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard, dit-il.

Du côté du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), on commence déjà à organiser des sessions de formation pour se préparer à faire la grève.

D’après le reportage de Michel Corriveau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !