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Le printemps favorable annonce une récolte teintée d’optimisme en Alberta

Un tracteur ensemence un champ.

La proportion de champs ensemencés en Alberta au début du mois de mai a presque doublé comparativement à 2020.

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Radio-Canada

Les conditions printanières plus sèches de cette année permettent aux agriculteurs d’ensemencer leurs champs plus tôt qu’à l’habitude en Alberta, selon le rapport hebdomadaire sur les cultures de la province.

Un texte de Julien Latraverse

Les précipitations inférieures à la normale en mars et en avril sont attribuables à ce départ en force, indique le document. (Nouvelle fenêtre)

Greg Hawkwood, qui est agriculteur, est du même avis. L’ensemencement commence généralement la première semaine de mai, dit-il, mais beaucoup de fermiers ont commencé à le faire le mois dernier.

Nous sommes en avance sur notre calendrier, alors maintenant [c'est entre les mains] de Dame Nature, témoigne l’agriculteur de la région de Madden. Il nous faut seulement un peu de chaleur pour être dans une bonne situation.

La proportion de champs ensemencés en date du 4 mai a presque doublé comparativement à l’année dernière. La moyenne quinquennale des champs déjà semés en Alberta pour la même période s’établit à 10,7 % .

Cette année, elle se situe à 17,4  %, révèle le rapport.

Ce phénomène est plus apparent dans le sud de l'Alberta, où 45,5 % des champs sont déjà ensemencés, notamment pour les cultures de pommes de terre, de lentilles et de pois chiches.

Optimiste, mais prudent

Un autre cultivateur, François Côté, apporte quelques nuances aux chiffres annoncés. Selon lui, la situation dans le sud n’est pas si étonnante quand on prend en compte les récentes avancées technologiques.

Les machines sont trois à quatre fois plus grosses qu’avant, donc [l’ensemencement] va plus vite.

Une citation de :François Côté, agriculteur

Le fermier, qui vit près de Rivière-la-Paix, précise que certaines régions ne profitent pas du même climat. Dans notre région il y en a qui ont commencé il y a deux semaines, mais la neige a tout arrêté, raconte-t-il.

François Côté se prépare à aller dans ses champs au courant de la semaine : La terre est encore à la limite de l’humidité, mais on n’est pas en retard ni en avance. On n’est pas pressé.

Il accueille cependant ce début de saison ordinaire avec optimisme. 

Les précipitations du printemps de l’année dernière l'avaient empêché d'ensemencer ses champs avant juin. Cette année, au moins, les conditions ont l’air plus favorables [...] on se compte chanceux de cette manière-là, affirme-t-il.

Les pluies du mois de juin sont attendues avec impatience par les deux agriculteurs. Selon eux, il s’agit d’un des indicateurs principaux pour déterminer les récoltes de l’automne. 

Avec les informations de Sarah Rieger

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