•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’utilisation des masques à fenêtre débute dans les CPE de l'Abitibi-Témiscamingue

Une éducatrice porte un masque avec une fenêtre. Elle parle aux trois enfants assis avec elle.

Les masques avec une fenêtre transparente permettent de bien voir les lèvres de la personne qui parle.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Les différents CPE de l’Abitibi-Témiscamingue offrent désormais le masque avec fenêtre à leurs éducatrices. Ces nouveaux masques permettent aux enfants une meilleure compréhension et moins d’efforts lors des communications avec les éducatrices.

Ces masques, qui permettent de voir la bouche, sont arrivés dans la région au cours des dernières semaines ou des derniers jours, dépendant des installations. AU CPE Fleur et Miel, à Rouyn-Noranda, les éducatrices l’utilisent déjà partiellement, puisqu’elles ne sont pas tenues de le porter en tout temps, mais elles doivent le faire lorsqu'elles font des activités éducatives ou des discussions de groupe, précise la directrice générale, Karine Manseau.

Joannie St-Pierre, éducatrice depuis une quinzaine d’années au CPE Fleur et Miel, affirme avoir intégré ce masque de façon humoristique auprès des jeunes enfants de son groupe. On l’a apporté d’une façon comique, ils ont bien réagi. Pour mes amis, c’est mon masque à grimaces, dit-elle.

Mes amis trouvaient ça drôle de voir mes dents. Pourtant, on brosse nos dents depuis août dernier, mais pour eux, de voir ma bouche, mon sourire, mes dents, c’était drôle, ajoute-t-elle.

Le nouveau masque demande cependant une certaine adaptation. C’est plus chaud et un peu moins confortable, il faut s'habituer à le porter différemment et on doit s’assurer que la fenêtre est à la bonne place, souligne Joannie St-Pierre.

Malgré ces quelques désagréments, les avantages sont supérieurs aux inconvénients, croit Frédérique Jehasse, orthophoniste.

Une orthophoniste porte un masque à fenêtre au centre-ville de Rouyn-Noranda.

Frédérique Jehasse, orthophoniste à Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Elle estime que ces nouveaux masques vont permettre aux enfants de disposer de davantage d’informations et de mieux les aider à comprendre les sons qui sont nommés.

Certaines lettres comme S ou F peuvent être difficiles à comprendre, même parfois pour nous les adultes au téléphone, donc en voyant les lèvres, ça va faciliter la compréhension, souligne-t-elle.

Selon elle, le port du masque traditionnel avait des impacts. Minimalement, ça peut leur avoir compliqué la vie, leur demander un effort supplémentaire pour comprendre ce qui leur est dit. Ces enfants peuvent être plus fatigués, moins concentrés sur la tâche qu’on leur demande en classe ou au CPE, parce que leur cerveau est surchargé de tâches à réaliser, analyse-t-elle.

À voir sur le même sujet : le Vidéojournal du mercredi 12 mai

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !