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Les activités économiques de la Côte-Nord ébranlées par la grève chez ArcelorMittal

Le train d'ArcelorMittal qui achemine le minerai de fer.

Un train d'ArcelorMittal qui achemine le minerai de fer (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La grève générale illimitée déclenchée lundi soir par les 2500 travailleurs des installations d’ArcelorMittal à Fermont et à Port-Cartier crée un ralentissement économique dans la région. Si l’arrêt des activités de la mine de fer se prolonge, certaines entreprises pourraient voir leur situation se précariser.

Des travailleurs manifestant dans une rue.

Les employés d'ArcelorMittal ont déclenché la grève générale illimitée lundi soir après avoir rejeté en bloc la dernière offre patronale pour le renouvellement de leur convention collective (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Le représentant de la chambre de commerce de Port-Cartier, Michel Gignac, s'inquiète des impacts économiques de ce conflit qui perturbe les activités du plus grand employeur de la région. Il espère que les négociations reprennent rapidement puisqu'avec l'usine d'Arbec qui a aussi fermé ses portes à Port-Cartier, l’économie nord-côtière pourrait rapidement être fragilisée.

Là, vous avez les deux principaux employeurs qui ne sont pas là. Aujourd'hui, ce n'est pas bien bien grave, mais la semaine prochaine, tu n'as plus de paie. C'est quoi qui fait virer ton économie-là?, dit M. Gignac, préoccupé.

Michel Gignac en entrevue dehors à Port-Cartier au printemps.

Michel Gignac est représentant de la chambre de commerce de Port-Cartier.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

À Port-Cartier, Adrien Houde, chef d'équipe de PCR Plus 97, explique que le produit d'ArcelorMittal représente entre 50 % et 70 % du chiffre d'affaires de l'entreprise spécialisée en entretien ferroviaire. M. Houde est inquiet des répercussions que pourrait avoir une grève prolongée sur l'entreprise.

C’est sûr que ça va finir par avoir des répercussions sur nous parce qu'on va perdre la majorité de notre chiffre d'affaires qu'on le veuille ou non, constate le chef d’équipe.

Adrien Houde en entrevue dans les installations de sa compagnie.

Adrien Houde est chef d'équipe à l'entreprise PCR Plus 97.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Les impacts de la grève se font aussi sentir à Fermont, d'après le maire de la ville minière, Martin Saint-Laurent.

M. Saint-Laurent soutient que cette grève cause un ralentissement chez plusieurs sous-traitants. Il donne comme exemples la compagnie qui s'assure du transport des employés et celle qui est liée à la production d'ArcelorMittal.

Il y a plusieurs entrepreneurs et fournisseurs de services qui se retrouvent avec une des deux minières en arrêt. Naturellement, ils ne sont pas là pour le service et ils ne traversent pas la ligne de piquetage. Ça fait en sorte qu'il y a une possibilité très grande de ne pas être en mesure de donner du travail à leurs employés pour donner le service aux minières, explique le maire.

Martin Saint-Laurent n'a pas souhaité se prononcer sur les autres enjeux entourant la grève, étant lui-même travailleur chez ArcelorMittal.

Martin Saint-Laurent en entrevue.

Martin Saint-Laurent, maire de Fermont (archives)

Photo : Radio-Canada

Cinq millions de dollars en salaire non versé

ArcelorMittal soutient que c'est une masse salariale qui représente cinq millions de dollars par semaine qui ne sera pas versée aux employés pendant qu'ils sont en grève.

La directrice des communications chez ArcelorMittal, Annie Paré, indique être disposée à retourner la table des négociations. On a toujours voulu travailler dans un esprit de collaboration avec le syndicat, l'objectif étant d'arriver à une entente négociée et raisonnable entre les deux parties.

De son côté, le Syndicat des Métallos qui représente les travailleurs d'ArcelorMittal indique qu'il n'y a pas de communications entre les travailleurs et l'employeur depuis le début de la grève.

Avec les informations de Zoé Bellehumeur et Félix Lebel

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