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Adapter le message pour que tous aient accès aux informations sur la vaccination

La porte de la clinique de vaccination contre la COVID-19 à Ville-Marie.

La clinique de vaccination de Ville-Marie (archives)

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

La vaccination contre la COVID-19 est bien entamée, mais l'information n'atteint pas toujours la cible. En Abitibi-Témiscamingue, on tente de déployer différentes mesures pour certains groupes qui ont moins accès aux communications et aux services du système de santé.

L’information sur le vaccin rejoint moins facilement certaines personnes, que ce soit en raison de la langue ou encore des différences culturelles.

Le directeur général à la Mosaïque interculturelle, Valentin Brin, mentionne aussi la réalité des personnes immigrantes, des nouveaux arrivants, des réfugiés ou qui n’ont pas la citoyenneté canadienne.

Il y a certains étudiants internationaux qui, de base, ont un accès très limité au système de santé. Dans cette mesure-là, ils pourraient penser qu’ils pourraient avoir à défrayer pour accéder au vaccin, ce qui n’est pas le cas, dit-il, en notant toutefois que généralement, l’information atteint éventuellement ces personnes.

Le manque d’information dans d’autres langues que le français ou l’anglais peut aussi présenter un obstacle, comme le souligne le directeur général de l’Alliance des communautés culturelles pour l’égalité dans la santé et les services sociaux, Jérôme DiGiovanni.

On sait très bien que si les gens n’ont pas l’information dans leur langue et que ça ne les rejoint pas au niveau de la culture, ils vont aller s’informer sur le web. Et sur le web, il y a beaucoup de désinformation, remarque-t-il.

En Abitibi-Témiscamingue, la santé publique régionale constate que les différences culturelles touchent davantage d’autres groupes, comme les communautés autochtones. C’est pourquoi dès le 20 mai, le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or offrira la vaccination pour les Autochtones en milieu urbain.

Ce qu’il faut comprendre , c’est que les populations autochtones ont fait face dans le passé à toutes sortes de situations, tests, problématiques, même en lien avec la vaccination, dans l’Histoire, ce qui fait qu’on a parfois des gens qui sont réticents aux différents programmes de vaccination, explique la directrice des services professionnels et cliniques au Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, Stéphanie Quesnel.

En le faisant ici, entre nos murs, avec notre personnel, nos gens, en collaboration avec le CISSS, on a un lien de confiance.

Une citation de :Stéphanie Quesnel, directrice des services professionnels et cliniques au Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) travaille en collaboration avec les communautés autochtones de la région. C’est aussi le cas à Senneterre, affirme Katia Châteauvert, directrice de la campagne de vaccination régionale.

Souvent, on a des gens qui ne parlent pas nécessairement français, des fois un peu anglais, donc le Centre d’amitié autochtone de Senneterre va venir avec nous sur le site pour faciliter la compréhension et pour que les explications soient claires pour toutes les personnes, dit-elle.

La santé publique régionale planifie d'ailleurs une campagne de vaccination pour les personnes en situation d'itinérance. Katia Châteauvert rapporte que l’on prévoit sûrement d'offrir la vaccination dans les refuges le matin.

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