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Le Manitoba atteint le cap des 1000 morts liées à la COVID-19

Une image d'un variant britannique du coronavirus.

Deux des trois décès sont dus au variant B.1.1.7 du coronavirus.

Photo : Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Le Manitoba a atteint mercredi le millier de personnes ayant succombé à la COVID-19, alors que la province a annoncé 3 décès et 364 cas supplémentaires.

Il aura fallu exactement 14 mois de pandémie de COVID-19 pour que le Manitoba atteigne le millier de morts. Le premier cas avait été annoncé le 12 mars 2020.

Deux des trois décès sont dus au variant B.1.1.7, identifié au Royaume-Uni. Il s’agit d’une quinquagénaire de Prairie Mountain et d’un sexagénaire de Winnipeg.

Le décès d’un septuagénaire d’Entre-les-Lacs et de l’Est est lié à un variant non déterminé.

Le taux de positivité sur 5 jours s’établit à 12,1 % à l’échelle provinciale et à 14,4 % pour Winnipeg.

Faits saillants :

  • 3940 cas actifs*
  • 38 203 personnes guéries à ce jour
  • 221 personnes hospitalisées, parmi lesquelles 162 sont encore contagieuses
  • 62 patients aux soins intensifs, dont 50 sont encore contagieux
  • 1000 décès attribuables à la COVID-19
  • 43 143 cas ont été confirmés dans la province depuis le début de la pandémie

* Ce nombre est surévalué par la province en raison de retards dans le traçage des contacts. La province estime qu'une personne est guérie 10 jours après avoir contracté la COVID-19.

Nouvelles infections par région sanitaire :

  • Winnipeg : 223
  • Prairie Mountain : 34
  • Santé Sud : 47
  • Entre-les-Lacs et de l’Est : 50
  • Nord : 10

Depuis février 2020, 705 377 tests de dépistage ont été effectués, dont 3567 mardi. Les enquêtes sur ces cas sont en cours et le public sera informé s’il existe un risque pour la santé publique.

Par ailleurs, une éclosion est déclarée au St. Norbert Personal Care Home, à Saint-Norbert.

Des disparitions très difficiles

Derrière cette statistique de 1000 morts, ce sont de véritables personnes qui ont disparu, laissant des proches dans le deuil.

C'était très difficile dire au revoir à quelqu'un avec des gants et complètement couverts, raconte, par exemple, Liliane Bonin, qui a perdu sa mère, Christiane, le 10 novembre des suites de la COVID-19. Le Manitoba était alors en pleine deuxième vague.

Une femme âgée et une femme plus jeune posent ensemble.

La mère de Lilian Bonin, Christiane, est morte après avoir contracté la COVID-19 à l'hôpital.

Photo : Lilian Bonin

On passait beaucoup de temps ensemble et, tout d’un coup, une personne qui était tellement importante dans ma vie, je ne pouvais pas l’aider à mourir et être avec elle. Ça, c’était très difficile pour moi et ça l’est encore, poursuit Lilian Bonin.

Au Manitoba, le premier décès lié au virus a eu lieu il y a plus d’un an, soit le 27 mars 2020. Il s’agissait d’une sexagénaire de Winnipeg. Mais, rapidement, d’autres personnes sont venues s’ajouter à la liste des victimes.

Des enterrements en petit comité

Avec l'entrée de la province en code rouge, le 10 novembre, soit le même jour que la mort de Christiane Bonin, les familles endeuillées ne peuvent pas toujours organiser des enterrements avec un grand nombre de personnes. À l’heure actuelle, 10 personnes, au maximum, peuvent assister à des funérailles.

Cela fait déjà six mois qu’elle est décédée et c'est six mois sans pouvoir réunir la famille, sans histoire. Toutes ces choses qu’on fait dans des funérailles [normalement], déplore Lilian Bonin.

Avec les dernières restrictions annoncées, elle est très critique envers les politiciens. Elle estime que le gouvernement n’a rien appris depuis l'automne.

Le monde est fatigué. Ça fait longtemps et ça continue, mais s'ils avaient fermé les choses avant, des personnes seraient probablement encore en vie.

Avec des informations d'Alexia Bille

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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