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La SÉPAQ intéressée par la Seigneurie de la Rivière-de-la-Madeleine

Ce territoire interdit d'accès pourrait devenir une réserve faunique.

Un panneau inscrit accès interdit sur le bord d'une rivière.

La Seigneurie de la Rivière-de-la-Madeleine est interdite d'accès.

Photo : Radio-Canada

Trois siècles après avoir été concédée à un exploitant de la pêche et plus de 40 ans après la fin des clubs privés, les 42 kilomètres carrés de la Seigneurie de la Rivière-de-la-Madeleine seraient sur le point de devenir accessibles au public.

Territoire interdit, surveillé par des gardiens, clôturé et même cadenassé, le secteur qui forme un axe nord-sud à partir de l'embouchure de la rivière Madeleine deviendrait vraisemblablement un territoire géré par la SÉPAQ, qui pourrait aussi en devenir propriétaire.

Il y a de l'intérêt, mentionne d'emblée le porte-parole de la société d'État, Simon Boivin.

C'est notre expertise de mettre en valeur des territoires notamment à travers des activités de chasse, de pêche, d'exploiter le potentiel récréotouristique.

Selon le maire de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine, Joël Côté, la SÉPAQ deviendrait propriétaire des lieux, en plus d'en assurer la gestion, mais le plus important, indique-t-il : en donnerait le libre accès.

Ce sera la fin de 342 ans de privatisation du territoire. Juste de pouvoir y mettre les pieds, en toute liberté, c'est très très symbolique.

Une citation de :Joël Côté, maire de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine

Est-ce qu'il s'agira d'une réserve faunique? La SÉPAQ en gère déjà 13 dont trois dans la région touristique de la Gaspésie. On a la réserve des Chic-Chocs qui n'est pas loin, donc en terme administratif ça semble quelque chose de réalisable, précise Simon Boivin, sans toutefois s'avancer sur le modèle qui sera retenu. On ne veut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, ajoute le porte-parole.

Un encadré indique une portion de territoire qui s'étend vers le sud du fleuve Saint-Laurent et de la route 132

Dans l'encadré bleu, le vaste territoire de 42 km carrés que représente la Seigneurie de la Rivière-de-la-Madeleine, un territoire privé et interdit d'accès qui deviendrait sous gestion de la SÉPAQ bientôt.

Photo : Radio-Canada

Des négociations, dont la teneur demeure confidentielle, se déroulent actuellement entre la SÉPAQ et l'actuel propriétaire, Investissement Québec, qui a acheté le terrain de la seigneurie de la papetière Domtar en 2009.

Un puits de carbone

Chose certaine, si tout se passe comme prévu, on envisage d'aménager sur ce territoire ce que l'on appelle un puits de carbone.

Un puits de carbone, c'est une façon d'orienter l'aménagement forestier d'un territoire pour maximiser la capacité des arbres à capter du carbone, précise Simon Boivin de la SÉPAQ.

vue sur la rivière Madeleine

La rivière Madeleine est interdite d'accès sur une dizaine de kilomètres.

Photo : Radio-Canada

L'ancienne seigneurie ne sert actuellement que pour l'exploitation forestière. Environ 4000 mètres cubes de bois y sont coupés annuellement, estime le maire Joël Côté. Mais c'est tout. Ce sont donc très peu retombées réelles pour la petite municipalité qui, année après année, trône au sommet des municipalités les plus dévitalisées du Québec.

La SÉPAQ, c'est une image extrêmement importante au Québec. L'afflux de visiteurs va amener de la clientèle dans nos hôtels, campings, etc., croit Joël Côté.

un homme debout

Le maire Joël Côté.

Photo : Radio-Canada

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