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Un drapeau nazi et un drapeau confédéré flottent sur une propriété près d'Edmonton

Deux drapeaux flottent à l'entrée d'une propriété, au loin.

Le 9 mai dernier, une voisine a observé un drapeau confédéré et un drapeau des jeunesses hitlériennes dans le jardin d'un résident du centre de l'Alberta.

Photo : Amis du centre Simon Wiesenthal pour les études sur l’Holocaust

Radio-Canada

Une femme affirme avoir quasiment eu un accident au volant de son véhicule en voyant un drapeau des Jeunesses hitlériennes et un drapeau confédéré flotter côte à côte dans la propriété rurale d'un de ses voisins en dehors de Breton, au sud-ouest d’Edmonton, dans le comté de Brazeau.

La femme, dont CBC/Radio-Canada ne révèle pas l’identité pour des questions de sécurité, dit ne pas en avoir cru ses yeux : Ça m'a choquée, car ça ne reflète pas la communauté.

Elle a alors contacté le détachement local de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et les Amis du centre Simon-Wiesenthal pour les études sur l’Holocauste (FSWC) à Toronto.

L’organisme a porté plainte.

Les policiers se sont rendus sur les lieux le jour même et ont demandé au propriétaire de retirer les drapeaux. Celui-ci a refusé.

Jaime Kirzner-Roberts, directrice des politiques du FSWC, se dit peu surprise. On peut imaginer que quiconque a envie de mettre en place un drapeau confédéré ou nazi a des idées derrière la tête, avance-t-elle.

La GRC s’interroge sur ses recours

La semaine dernière, un autre drapeau des Jeunesses hitlériennes avait été aperçu flottant dans une propriété non loin de Boyle, au nord de la province. Le propriétaire avait accepté de le retirer après que la GRC lui en eut fait la demande.

Selon l’agente de la GRC, Chantelle Kelly, installer un drapeau n’est pas, en soi, un acte criminel. Les enquêteurs tentent donc de déterminer si le fait d'installer ces drapeaux est suffisant pour être accusé de promouvoir volontairement la haine ou d'inciter le public à la haine.

Mme Kelly affirme que la GRC va probablement consulter la Couronne pour déterminer s'il y a l'intention nécessaire pour déposer des accusations de crime haineux. Elle n'a pas été en mesure de fournir de précisions sur le temps qu'il faudrait pour prendre une décision.

Ces symboles font la promotion de la haine. Au Canada, la promotion délibérée de la haine est illégale. C'est un acte criminel.

Une citation de :Jaime Kirzner-Roberts, directrice des politiques du FSWC

La femme qui a pris la photo des drapeaux près de Breton espère que le propriétaire changera d'avis. J'espère qu'il y aura suffisamment de pression pour que cela le mette mal à l'aise, affirme-t-elle

Le préfet du comté de Brazeau, Bart Guyon, affirme, de son côté, ne pas connaître le propriétaire, mais garde espoir qu'il va décider de retirer ces drapeaux, que M. Guyon qualifie d'inquiétants .

Le monde est en train de changer. J’espère que ce n'est pas la direction qu'il prend, conclut-il.

Avec les informations de Janice Johnston

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