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Une enquête réclamée après 2 interventions armées de la GRC dans une Première Nation

« Pouvez-vous imaginer que votre fille, votre frère, ou quelqu’un que vous connaissez se fasse tirer dessus et ne pas savoir pourquoi? »

Judy Wilson.

Judy Wilson demande un examen des détachements de la GRC à Tofino et à Ucluelet, en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Des chefs autochtones de l’île de Vancouver réclament une enquête au sein de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), après deux interventions armées, dont une a été mortelle, auprès de membres de la Première Nation Tla-o-qui-aht au cours des derniers mois.

En février, Julian Jones, un homme 28 ans de la même Première Nation, a été tué par des agents de la GRC sur l'île Meares, à Tofino.

Samedi, une femme Tla-o-qui-aht a été grièvement blessée par balles par un agent qui répondait à un signalement dans une maison de Port Albion, à Ucluelet.

Les balles auraient atteint la colonne vertébrale de la mère de deux enfants, affirme l’une des dirigeantes de l’Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique, Judy Wilson.

Elle demande un examen des détachements de la GRC à Tofino et à Ucluelet. Comment traitent-ils les appels dans cette communauté , s'interroge-t-elle.

Cette tragédie, ce traumatisme, restera avec la famille et les enfants pour les générations à venir.

Une citation de :Judy Wilson, secrétaire-trésorière, Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique
Deux agents de la GRC au travail.

La GRC refuse de commenter les incidents. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

La communauté a beaucoup de questions, mais peu de réponses, soutient le Conseil tribal Nuu-chah-nulth, dont est membre la Première Nation Tla-o-qui-aht.

Pouvez-vous imaginer que votre fille, votre frère, ou quelqu’un que vous connaissez se fasse tirer dessus et ne pas savoir pourquoi? Qu’on ne vous explique pas les circonstances jusqu'à ce qu'une enquête soit terminée demande la présidente, Judith Sayers.

On doit avoir plus de détails, et je suis sûr que cela peut être fait sans compromettre l'enquête.

Les forces policières doivent réévaluer leurs protocoles et leur formation sur le recours à la force, en particulier lorsqu'il s'agit des communautés autochtones, croit Judith Sayers.

Surveillant civil

La GRC refuse de commenter les demandes des dirigeants autochtones, citant une enquête du Bureau indépendant des enquêtes (IIO). Une enquête est déclenchée après tout incident impliquant des agents qui entraînent des blessures graves ou la mort.

Dans le cas de Julian Jones, l’organisation a permis pour la première fois depuis sa création à un membre de la communauté autochtone d'agir en tant que surveillant civil dans son enquête.

Le surveillant a le mandat d’examiner n'importe quel aspect de l'enquête, d'interroger les enquêteurs et de soumettre un rapport.

Le directeur civil en chef de l'IIO, Ron MacDonald, souhaite qu’un mandat semblable soit attribué dans le cas de la femme blessée par balles.

Nous voulons mener une enquête aussi efficace que possible et nous voulons également la faire de manière à susciter la confiance dans la communauté , dit-il.

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