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Un hommage en deux volets à la mémoire de Jacques Baillaut

Jeanne Baillaut au bras de Jacques  Baillaut tenant un journal, souriant à la caméra.

Jeanne et Jacques Baillaut.

Photo : Fournie par la famille Baillaut

Après avoir publié en mars dernier Propos en l’air du gondolier du ciel et autres récits, Jeanne Baillaut continue de mettre de l'avant les écrits de son défunt mari, Jacques Baillaut, figure importante de la francophonie britanno-colombienne, dans un deuxième recueil à paraître.

Celui-ci regroupera des chroniques que Jacques Baillaut a écrites pour Radio-Canada dans les années 1960. Jacques Baillaut a travaillé de nombreuses années à la station de Radio-Canada à Vancouver et a également été rédacteur en chef de la publication indépendante francophone Le Soleil de Colombie-Britannique.

Je suis en train de passer à travers ses 584 chroniques Isabelle écrites sur des bouts de papier avec l'en-tête des commerçants du quartier, confie avec un sourire Jeanne Baillaut, aujourd'hui âgée de 86 ans.

Isabelle est le nom que Jacques Baillaut donnait au mont Garibaldi, mont auquel il prêtait une identité féminine dont il vantait les flancs et les gorges. Mais il devait aussi parler de météo et d'actualité dans ses chroniques. Et il le faisait toujours avec une touche d'humour.

Jacques Baillaut assis à un bureau consulte un journal.

Jacques Baillaut a notamment été responsable du Soleil de Colombie.

Photo : Radio-Canada / Archives

Reconnu pour son humour décapant et son verbe facile, Jacques Baillaut rédigeait chaque matin, en 25 minutes, des billets d’humeur ancrés dans l’actualité, avant de les réciter au réalisateur. Ce dernier les relayait ensuite à l'animateur qui les lisait en ondes.

Jeanne Baillaut garde de doux souvenirs de cette époque. Jacques m'amenait un café au lit et il me disait : "Qu'est-ce que tu en penses?" Je lui disais : "Mais oui, c'est bien!", même si j'étais à moitié endormie! Mais je savais que c'était bien. Il appelait ensuite le réalisateur pour lui dicter sa chronique. C'était fait avec les moyens du bord, raconte Mme Baillaut en riant.

Jeanne Baillaut.

Jeanne Baillaut.

Photo : Véronique Baillaut

Projet familial

Quant à Propos en l’air du gondolier du ciel et autres récits, imprimé à 250 exemplaires ce printemps, il s'agit d'un premier ouvrage familial et artisanal rassemblant les propos de Jacques Baillaut tandis qu'il était chargé du téléphérique de la montagne Grouse.

Je n'ai jamais publié de livre, mais je savais que je ne voulais pas passer par un éditeur, car j'avais peur qu'on coupe dans ses chroniques. Je voulais que l'intégralité des chroniques soit respectée, confie Mme Baillaut.

Pour réaliser ce projet, elle a pu compter sur l'aide de sa fille Véronique ainsi que sur celle de quelques personnes de son entourage telles que son amie Solange Goulet, ancienne collègue du Centre culturel francophone de Vancouver que Mme Baillaut a dirigé durant 10 ans.

Jeanne Baillaut a d'abord dû faire de l'ordre dans ces chroniques que son défunt époux avait conservées pêle-mêle. Solange Goulet, de son côté, a retrouvé les chroniques manquantes en plus de tout retranscrire sur ordinateur. Sa fille a pris la photo de la page couverture sur laquelle on voit la broche d'employé de Grouse Mountain de M. Baillaut photographiée sur une nappe familiale.

Le deuxième recueil risque d'emprunter la même voie.

Je ne voulais pas que ces chroniques soient jetées ou brûlées un jour, car il y a trop de belles choses! C'est un devoir que j'avais.

Une citation de :Jeanne Baillaut
Couverture du livre « Propos en l'air du gondolier du ciel et autres récits » de Jacques Baillaut.

Couverture de l'ouvrage « Propos en l'air du gondolier du ciel et autres récits ».

Photo : Lyne Barnabé

L'amour à travers les écrits

Jeanne Baillaut, qui voue également un grand amour à l'écriture, continue d'écrire à son mari, décédé en août dernier. Je lui écris presque tous les jours. Des poèmes d'amour, ce que je ressens pour lui. J'analyse beaucoup notre relation amoureuse, confie celle qui a partagé 62 années de sa vie avec Jacques Baillaut.

Jeanne Baillaut a quitté la France au bras de son mari en 1958 afin de le soutenir dans son rêve : celui de vivre au Canada. C'était son projet. Moi, je voulais que cet homme s'épanouisse, se réalise. Je lui étais vraiment consacrée, mais je voulais aussi faire ma vie, quoi!

Pari réussi, puisque cette ancienne directrice du Centre culturel francophone de Vancouver s'est impliquée tout autant que son époux dans la communauté francophone de la Colombie-Britannique au fil des décennies qui ont suivi.

De son côté, Jacques Baillaut a travaillé pour le journal Le Soleil de Colombie-Britannique pendant presque 30 ans, en plus d'être grandement engagé à Radio-Canada et dans le domaine théâtral.

Il y avait un enthousiasme incroyable dans les années 60-70 à Vancouver. C'était le début de la francophonie, se rappelle Jeanne Baillaut. Et c'est un véritable avancement de la langue française que de voir tous ces jeunes, comme ma petite-fille institutrice, qui parlent français aujourd'hui. Il faut continuer de se battre!

Des informations concernant le premier recueil Propos en l’air du gondolier du ciel et autres récits peuvent être obtenues en écrivant à l'adresse chroniquesJB@gmail.com gérée par la famille Baillaut.

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