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D'Ottawa à Nottingham, le mois triomphal de Kevin Domingue

Kevin Domingue, bouteille à la main, célèbre son championnat.

Avec les Panthers, Kevin Domingue a fait ce qu'il sait faire le mieux sur une patinoire : marquer des buts (archives).

Photo : Karl Denham/Nottingham Panthers

En moins d’un mois, Kevin Domingue a remporté le Prix pour une carrière exceptionnelle à l’Université d’Ottawa, avant de savourer un championnat de la Elite Ice Hockey League (EIHL) avec les Panthers de Nottingham en Angleterre. Retour sur le dernier mois triomphal de l’ancienne vedette du club de hockey des Gee-Gees.

C’est un honneur et un privilège d’être reconnu par son université. En cinq ans, j’ai tellement évolué, je ne suis plus du tout la même personne qu’à ma première année, a reconnu le hockeyeur, de retour au Canada.

Kevin Domingue célèbre un but avec ses coéquipiers Drover et Cormier.

Depuis trois ans, le Prix pour une carrière exceptionnelle récompense un athlète-étudiant dont la contribution globale laissera une marque indélébile dans l'histoire des Gee-Gees (archives).

Photo : Ottawa_Greg

Ce développement personnel et cette discipline dans toutes les sphères de sa vie, que ce soit dans son jeu sur la patinoire, au gymnase et sur les bancs d’école, il les doit beaucoup, dit-il, à deux hommes qui ont eu une grande influence dans son cheminement.

Tout d’abord, il y a son entraîneur-chef, Patrick Grandmaître, qui l'a recruté en vue de la saison 2016-2017 lorsqu’il devait rebâtir le programme des Gee-Gees de A à Z. Il voyait en Kevin Domingue un rôle de troisième centre, qui allait faire preuve de fiabilité dans les deux sens de la patinoire. Patrick Grandmaître n’a pas mis de temps avant de l’avouer : il s’est royalement trompé dans son évaluation. Quatre ans plus tard, son poulain s'est approprié le titre de meilleur buteur de ce programme qui a vu le jour en 1890.

Il a laissé sa marque dans l’histoire de notre programme et de notre université. Il s’est aussi beaucoup investi dans la communauté auprès des jeunes hockeyeurs de la région. Au fil des années, il s’est aussi amélioré académiquement, en plus d’être plus discipliné au gymnase.

Kevin Domingue célèbre un but avec son coéquipier.

Kevin Domingue a marqué 71 buts en 112 matchs avec l'Université d'Ottawa (archives).

Photo : Ottawa_Greg

Un capitaine, un ami et un modèle

L’autre personne qui a laissé son empreinte dans les succès du hockeyeur : Quinn O’Brien, son ancien coéquipier et capitaine dans le midget AAA et à l’Université d’Ottawa. Avec Patrick Grandmaître, Quinn O’Brien a aidé Kevin Domingue à marier humilité et confiance, sans tomber dans l'arrogance.

Kevin est un gars qui veut toujours s’améliorer, alors il pousse, pousse et pousse. C’est une bonne chose. Il a parfois besoin d’être défié et il répond toujours bien à l’appel. Je me rappelle, une fois, il ne semblait pas motivé, je lui ai dit qu’il était notre meilleur buteur, mais que ça ne paraissait pas en ce moment. Après cela, il était en feu et m’a prouvé le contraire, se souvient-il en riant.

De son côté, Kevin Domingue avoue avoir, parfois, remis en question le leadership de son capitaine, qui a également été son colocataire pendant deux ans. Chaque fois, il m’a prouvé, de par ses actions et ses paroles, qu’il était un vrai leader. Pour le reste de ma carrière, je vais m’inspirer de lui. En Angleterre, je me demandais parfois ‘’Comment Quinn aurait réagi dans cette situation précise?’’ raconte-t-il.

Kevin Domingue célèbre un but devant des spectateurs heureux.

Avant de briller avec les Gee-Gees, Kevin Domingue a défendu les couleurs de l'Intrépide de Gatineau. Il a aussi joué à Sherbrooke et en Alberta (archives).

Photo : Ottawa_Greg

De son côté, Quinn O’Brien est très fier et heureux d’avoir pu contribuer aux réussites de son bon ami avec qui il partage déjà une décennie d’amitié et de bons moments. Notre amitié va beaucoup plus loin que le hockey. C’est un ami que je vais garder encore longtemps. Je l’ai amené à la chasse cet automne, avec mes amis autour du feu, et il n’arrêtait pas de me remercier. C’est un gars vraiment reconnaissant.

Quinn O’Brien partage un autre exemple pour illustrer la reconnaissance de son bon ami. Il y a une série télévisée que j’aime beaucoup, Peaky Blinders, et Kevin, lors de son passage en Angleterre, m’a envoyé une bouteille de whisky [portant le même nom que la série]. C’est ça, Kevin Domingue.

Passage infructueux à Tulsa

Lors de son passage au berceau de Shakespeare et des Beatles, l’as marqueur a quitté Nottingham en tant que champion de cette saison avec seulement quatre équipes de la EIHL qui avaient les reins assez solides pour disputer ces 12 matchs de saison et des séries.

Je me suis vraiment amusé. Nous avions cinq semaines pour former une équipe, et nous avons réussi à construire une belle chimie. Nous n’étions pas la meilleure équipe en saison, mais c’est notre belle chimie qui a fait la différence dans les moments importants, de dire celui qui a enregistré une fiche de 10 buts et 10 passes avec les Panthers de Nottingham.

Avant de s’amener en Angleterre, il avait essayé, sans succès, de faire sa niche avec les Oilers de Tulsa, dans la ECHL, le troisième échelon du hockey professionnel nord-américain. Après 11 matchs où il avait récolté deux passes, il a été libéré. Après cela, le directeur des opérations hockey des Panthers, Guillaume Doucet, avec qui il avait déjà échangé, lui a lancé une offre de contrat qu’il a rapidement acceptée.

Je lui ai dit : ‘’Donne-moi un billet d’avion et je m’en viens’’.

Kevin Domingue, bouteille à la main, festoie avec ses coéquipiers.

Kevin Domingue a signé un nouveau contrat avec les Panthers de Nottingham (archives).

Photo : tirée de Twitter/@kevdom17

Foi de Patrick Grandmaître, Kevin Domingue avait tous les atouts pour briller à Tulsa. Cependant, il croit que son ancien protégé n’a pas été placé dans les meilleures conditions où il peut mettre à profit toutes ses qualités, dont sa plus grande force, son lancer.

Quoi qu’il en soit, il a suivi l’aventure anglaise avec intérêt et assiduité.

Il va faire rayonner notre programme à l’extérieur du campus. Il a bien fait cela et il a performé comme il le voulait. Je suis très fier de lui.

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