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L'opposition dépose un projet de loi sur le consentement présumé au don d'organes

Des chirurgiens autour d'une table d'opération.

L'opposition au Nouveau-Brunswick vient de déposer un projet de loi sur le consentement présumé au don d'organes et de tissus.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les libéraux au Nouveau-Brunswick ont déposé un projet de loi, mardi, pour que la province passe au consentement présumé en matière de dons d’organes ou de tissus.

À l’heure actuelle, les gens qui veulent faire don de leurs organes ou de leurs tissus à leur décès doivent cocher la case correspondante du formulaire de demande ou de renouvellement de leur carte d’assurance maladie.

Le projet de loi des libéraux, s’il est adopté, modifiera la Loi sur les dons de tissus humains pour que tous les résidents de la province âgés d’au moins 19 ans et qui ne sont pas exemptés soient considérés comme des donneurs potentiels d’organes ou de tissus, à moins qu’ils confirment leur refus de participer au programme.

Jean-Claude D'Amours.

Jean-Claude D'Amours, député libéral d'Edmundston-Madawaska-Centre, a proposé les modifications à la loi qui, si elles sont adoptées, mèneront au consentement présumé au don d'arganes et de tissus (archives).

Photo : Radio-Canada

Il faut regarder tous les gens qui sont actuellement en attente d’un don d’organes ou de tissus. C’est très difficile pour ces gens-là. On sait qu’il y a des gens qui décèdent au cours des années parce qu’ils ne sont pas en mesure de recevoir un don d'organes ou de tissus. Donc, c’est un processus que nous croyons qui est très important, affirme le porte-parole de l’opposition en matière de santé, Jean-Claude D'Amours, lors d’uneentrevue accordée à l’émission La Matinale, d’ICI Acadie.

Les libéraux affirment que plus de 140 personnes dans la province attendent une greffe à l’heure actuelle.

Les gens qui sont en attente actuellement auraient certainement de meilleures chances de pouvoir recevoir un don d’organes ou de tissus.

Une citation de :Jean-Claude D'Amours, député et porte-parole du Parti libéral en matière de santé

Selon M. D’Amours, une grande majorité de la population appuie l’idée du consentement présumé.

C’est cette étape-là pour s’assurer de pouvoir donner la chance à d’autres citoyens de recevoir un don qui va soit améliorer leur qualité de vie ou tout simplement sauver leur vie, souligne le député libéral.

La Nouvelle-Écosse est devenue en janvier la première autorité en Amérique du Nord qui est passée au consentement présumé, en vertu d’une loi adoptée en 2019.

Les libéraux ont donné le nom d’Avery à leur projet de loi, en l’honneur d’Avery Astle, un adolescent de 16 ans mort lors d’un accident de la route à Miramichi en mai 2019. Ses parents voulaient faire don de ses organes, mais ils ont été déçus d’apprendre qu’aucun membre de l’équipe médicale du réseau Horizon n’était disponible pour cela à ce moment.

Le système a à se mettre en branle aussi. Le système a à mettre en place des protocoles. La mise en application de ce projet de loi est vraiment la première étape. Le gouvernement et le ministère de la Santé auront du travail à faire parce qu’on s’est aperçu au cours des derniers mois et des dernières années que beaucoup de choses étaient manquantes au niveau des dons d’organes. Donc, en appliquant cette mesure-là, puis on espère que le gouvernement va acquiescer et accepter de voter en faveur du projet de loi, on sera vraiment dans une bonne direction, explique Jean-Claude D'Amours.

La ministre de la Santé, Dorothy Shephard, n’a pas répondu mardi à une demande de commentaire au sujet du projet de loi des libéraux.

Les médecins appuient le projet de loi

Le Dr Jeff Steeves, président de la Société médicale du Nouveau-Brunswick, et Kurtis Sisk, directeur général de la Fondation des maladies du cœur du Nouveau-Brunswick, ont produit un communiqué conjoint pour exprimer leur appui au projet de loi des libéraux. Ils demandent à tous les partis politiques d’appuyer aussi le changement.

Nous devons réduire les obstacles au don d’organes et de tissus, peut-on lire dans le communiqué. Bref, les dons d’organes et de tissus sauvent des vies.

Selon le Programme d’organes et de tissus du Nouveau-Brunswick, environ 347 000 Néo-Brunswickois (46 %) ont indiqué qu’ils souhaitaient être des donneurs. Par ailleurs, 279 000 (36 %) préfèrent ne pas faire de don, et 140 000 (18 %) personnes ne se sont pas prononcées. Nous pouvons faire mieux, ajoutent les deux groupes.

Une idée qui valait la peine d’être étudiée

Hugh Flemming a déclaré en avril 2020, quand il était ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, que le consentement présumé au don d'organes et de tissus valait bien la peine d’être étudié.

Il avait demandé à son ministère d’obtenir un exemplaire de la loi de la Nouvelle-Écosse en la matière et d’étudier son potentiel pour le Nouveau-Brunswick. Aucune conclusion de cet examen n’a encore été présentée.

Le chef intérimaire du Parti libéral, Roger Melanson, affirme qu’appuyer le projet de loi de son parti est simplement la bonne chose à faire.

Les libéraux, explique-t-il, veulent consulter les députés des autres partis dans les prochains jours afin de vérifier s’ils appuient ou non le projet de loi. S’il y a une bonne volonté, souligne-t-il, le projet de loi peut être adopté et recevoir la sanction royale avant la prochaine pause des travaux législatifs pour la fin de juin.

Avec des renseignements de l’émission La matinale, d’ICI Acadie, et de Jacques Poitras, de CBC

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