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La Colombie-Britannique pourrait permettre l'alternance de vaccins

Des chercheurs étudient les bénéfices possibles de l'alternance de différents vaccins contre la COVID-19.

Des centaines de personnes attendent de recevoir une dose de vaccin contre la COVID-19 dans le Grand Vancouver.

Des chercheurs de l'Université d'Oxford étudient les bénéfices possibles de l'alternance de différents vaccins contre la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Face aux risques de l'AstraZeneca, les personnes qui ont reçu une dose de ce vaccin en Colombie-Britannique pourront choisir de recevoir une seconde dose d’un autre vaccin, s'il est jugé sécuritaire de le faire, affirme la médecin hygiéniste en chef de la province, Bonnie Henry.

Non seulement certaines personnes pourraient être tentées de choisir le vaccin de Pfizer-BioNTech ou de Moderna en raison des craintes que suscite l'AstraZeneca, mais des études tentent de démontrer qu’il pourrait y avoir un bénéfice à alterner les vaccins.

Si vous recevez une dose unique d'AstraZeneca et une dose [d'un vaccin] ARNm, vous pourriez obtenir le meilleur des deux mondes , croit la Dre Henry.

Un bénéfice à l'étude

Le vaccin AstraZeneca, dit à vecteur viral sans réplication, force une réponse immunitaire en introduisant une version inoffensive du virus.

Pour leur part, les vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna, à base d’acide ribonucléique (ARNm), enseignent aux cellules comment fabriquer une protéine qui déclenche une réponse immunitaire, sans utiliser le virus.

Des chercheurs de l'Université d'Oxford étudient les bénéfices possibles de l'alternance de différents vaccins contre la COVID-19. Même s’il n’y a pas de conclusion probante à l’heure actuelle, ce qu’on y observe est déjà rassurant, soutient la Dre Henry.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Un choix prioritaire pour les femmes?

Au cours des derniers jours, l’Alberta et l’Ontario ont suspendu l’inoculation de l’AstraZeneca comme première dose. Si l'Alberta évoque un manque d'approvisionnement, l'Ontario cite les cas, rares, de thromboses liées au vaccin.

Thromboses : quels symptômes surveiller?

Les personnes qui ont l’un des symptômes suivants dans le premier mois qui suit la vaccination à l'AstraZeneca devraient immédiatement obtenir des soins médicaux, indique Santé Canada :

  • apparition de maux de tête sévères, vision trouble, confusion ou crises convulsives;
  • essoufflement, douleur à la poitrine, jambes enflées, douleur aux jambes ou douleur abdominale persistante;
  • ecchymoses cutanées (bleus) ou petites taches rondes inhabituelles sous la peau à un endroit autre que le point d’injection.

Source: Avis de sécurité du gouvernement canadien (Nouvelle fenêtre)

Les femmes semblent être plus à risque de cet effet secondaire, dit Benoit Barbeau, spécialiste en virologie et professeur en sciences biologiques à l'Université du Québec à Montréal. Il y a vraiment une tendance claire qui s’affiche comme quoi les femmes sont plus sujettes à développer des thromboses.

En ce sens, les recommandations de choisir une dose de vaccin différente devraient s’appliquer plus particulièrement aux femmes, croit-il.

Tout dépendra des résultats d’études, mais aussi de l’approvisionnement en vaccins, selon lui.

La production pour l’instant est stable, mais vous savez, les vaccins ne sont pas si faciles à faire, il y a eu des problèmes de production dans le passé, rappelle le virologue.

Une femme de 24 ans reçoit une dose du vaccin contre la COVID-19 dans une clinique de Mississauga, en Ontario, le 4 mai 2021.

Les femmes semblent particulièrement touchées par l'effet secondaire des cas de thromboses, dit le professeur Benoit Barbeau.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

L’AstraZeneca, un important protecteur

La médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique réitère malgré tout sa confiance dans le vaccin d'AstraZeneca.

Il s’agit d’un bon vaccin, très protecteur, nous l’avons vu au Royaume-Uni, dit-elle, ajoutant que la campagne de vaccination de la Colombie-Britannique est semblable à celle de ce pays, où environ 60 % de la population a été vaccinée avec l'AstraZeneca.

Il a été si important pour nous au mois de mars et d'avril, alors que les doses de vaccins d’ARNm étaient limitées, et que la transmission était élevée. Ce vaccin a été très protecteur.

Avec des informations de Raluca Tomulescu

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