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Russie : deuil au Tatarstan après une fusillade dans une école

Un drapeau russe en berne

Un drapeau russe en berne en mémoire des victimes de la fusillade de l'école, à Kazan

Photo : Getty Images / NATALIA KOLESNIKOVA

Agence France-Presse

La république russe du Tatarstan observait mercredi une journée de deuil au lendemain d'une fusillade meurtrière dans une école, qui a lancé un débat au sein du pouvoir russe sur le contrôle des armes et l'usage d'Internet.

Des centaines de fleurs, des jouets et des bougies ont été déposés toute la nuit autour de l'école n° 175 de Kazan, la capitale du Tatarstan, où sept enfants et deux adultes ont été tuées.

Les drapeaux de plusieurs bâtiments publics ont été mis en berne, selon des images de l'agence de presse locale Tatar-Inform.

Funérailles d’une des victimes de la fusillade dans une école à Kazan

Des hommes portent le corps de la professeure d'anglais Elvira Ignatyeva, tuée lors d'une fusillade à l'école n° 175 à Kazan.

Photo : Getty Images / NATALIA KOLESNIKOVA

Les premiers enterrements doivent avoir lieu dans la journée, selon les médias locaux.

Mardi matin, Ilnaz Galiaviev, 19 ans, a fait irruption dans cette école avant d'y semer la mort avec un fusil.

Des élèves fuyant les tirs ont sauté par les fenêtres, selon des images diffusées par des témoins.

Les sept enfants tués étaient en 4e, soit âgés en principe de 13 à 14 ans. Les deux autres victimes sont une enseignante et une employée de l'école.

Des personnes déposent des fleurs et placent des bougies.

Des habitants de Kazan déposent des fleurs et placent des bougies sur un mémorial improvisé pour les victimes de la fusillade de l'école n° 175.

Photo : Getty Images / NATALIA KOLESNIKOVA

L'agence de presse TASS a précisé qu'Elvira Ignatieva, 25 ans, était professeure d'anglais. Selon une source policière citée par TASS, elle aurait essayé de sauver des élèves avant d'être abattue.

Le suspect a été arrêté par la police. Selon les enquêteurs, il a fait exploser un engin improvisé avant d'entrer dans l'école.

Au total, 21 personnes, 18 enfants et 3 adultes, sont hospitalisées, dont 6 mineurs dans un état grave.

Une vidéo diffusée à la télévision russe a montré mardi le tireur présumé, un jeune homme torse nu et couvert de sang allongé dans une cellule, clamant être un Dieu et avoir prémédité son acte parce qu'il déteste tout le monde.

Il doit comparaître mercredi devant un juge, qui doit décider de son placement en détention provisoire.

Rassemblent improvisé à la mémoire des victimes de la fusillade de l'école n° 175 à Kazan.

Plusieurs personnes se rassemblent pour déposer des fleurs et des jouets sur un mémorial de fortune pour les victimes de la fusillade de l'école n° 175 à Kazan.

Photo : Getty Images / NATALIA KOLESNIKOVA

Il s'agit de la plus grave fusillade dans une école russe depuis 2018. Ce genre de drame est relativement rare en Russie, où le contrôle des armes est strict, mais les violences impliquant des élèves sont en augmentation.

Le président Vladimir Poutine a ordonné mardi de revoir les règles régissant le port d'armes, selon son porte-parole. Une loi pour durcir ces règles doit être étudiée la semaine prochaine.

En outre, le président de la chambre basse du Parlement, Viatcheslav Volodine, a souligné qu'il était nécessaire de discuter de l'idée de mettre fin à l'anonymat sur Internet pour lutter contre la diffusion de messages violents et glorifiant l'extrémisme.

Cette fusillade rappelle celle d'octobre 2018, lorsqu'un adolescent avait tué 19 personnes avant de se suicider dans un lycée de Kertch, en Crimée, une péninsule ukrainienne annexée par Moscou en 2014.

M. Poutine avait alors mis le blâme sur la mondialisation, estimant que le phénomène des fusillades scolaires provenait des États-Unis.

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