•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le nouvel examen de mathématiques obligatoire embête les prochains enseignants

Une femme dans une salle de classe

C'est la première fois que les futurs profs de l'Ontario devront passer cet examen pour obtenir leur permis. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

La réussite du nouvel examen de compétences en mathématiques est maintenant obligatoire pour devenir un enseignant certifié en Ontario. Or, certains candidats disent qu’il est difficile d’obtenir un rendez-vous pour tenter de le passer. De plus, ils affirment que le test lui-même leur cause beaucoup de stress.

Si je ne réussis pas et que je n'ai pas d'autre occasion [de le réussir], je perds ma licence, a déclaré Kayleigh Lajeunesse, qui a terminé ses cours au collège l'année dernière.

J'ai toujours voulu être enseignante, et j'ai l'impression que ce test ne reflète pas qui je suis en tant qu'enseignante.

Mme Lajeunesse a enseigné en 4e année au conseil scolaire du district de la région de York en vertu d'un permis conditionnel. Elle faisait partie du programme pilote lié à l’implantation du nouvel examen de mathématiques. Elle l’a échoué durant le programme pilote.

Maintenant, elle dit qu'elle est inquiète à l'idée de passer la véritable évaluation.

C'est très injuste et je ne pense pas que ce soit le genre de traitement que nous devrions recevoir de notre gouvernement, surtout à un moment où nous avons déjà assez de stress , a déclaré Mme Lajeunesse.

L'évaluation fait partie de la stratégie quadriennale du ministère de l'Éducation en matière de mathématiques, qui a été lancée en août 2019 et qui vise à développer les compétences en mathématiques des élèves, des parents et des enseignants. C'est la première fois que les candidats à l'enseignement en Ontario devront passer cet examen de trois heures pour obtenir leur permis d'enseigner.

Pour enseigner à l'automne, les candidats doivent techniquement passer l'examen avant la fin du mois d'août.

Cependant, Parker Robinson, président de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l'Ontario (FEO), affirme que ces tests prennent 10 jours à être notés, ce qui signifie que les membres n'ont en fait que jusqu'au 13 août pour passer l'évaluation.

Depuis plus d'un an, la FEO demande au gouvernement et au ministre d'abandonner ce test mal conçu , a déclaré M. Robinson.

Il crée une énorme quantité d'anxiété et de stress pour les nouveaux enseignants.

Tendance à la baisse

Le ministère affirme imposer cet examen parce que les élèves de 6e année n'ont pas réussi à atteindre la moyenne provinciale sous l'ancien gouvernement libéral de Kathleen Wynne.

C'est inacceptable... C'est pourquoi nous avons mis en place un nouveau plan de 200 millions de dollars pour améliorer les résultats des élèves en mathématiques, ainsi que la formation et les normes des enseignants - y compris l'obligation pour les nouveaux éducateurs de satisfaire à une norme de mathématiques de 9e année, a déclaré un porte-parole du ministère à CBC Toronto.

De plus, l'Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE), qui est chargé d'administrer les évaluations normalisées aux élèves de l'Ontario, a révélé que les résultats en mathématiques des élèves des écoles élémentaires publiques de la province ont eu tendance à baisser ces dernières années.

Le ministère a ajouté que les normes de mathématiques pour les éducateurs sont une pratique courante au Royaume-Uni, en Australie et au Japon.

M. Robinson estime que 4680 places étaient disponibles lorsque le système de réservation de l'OQRE a été mis en service cette semaine. Il dit que toutes ces plages de rendez-vous sont aujourd’hui comblées.

M. Robinson, qui a également 20 ans d'expérience en enseignement, estime qu'il faudrait plus de 6700 places. Ces places ne tiendraient compte que des premières tentatives des candidats. Les enseignants peuvent tenter de passer l'examen jusqu'à trois fois.

Bella Lewkowicz, une enseignante bilingue basée à Ottawa, affirme que les problèmes de traduction du matériel préparatoire et le manque de ressources pour les éducateurs francophones qui passent l'examen aggravent la situation.

Une femme tient un cadreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Bella Lewkowicz tient son diplôme d'enseignement de l'Université d'Ottawa.

Photo : offerte par Bella Lewkowicz

82 % des personnes qui ont passé le test en anglais l'ont réussi; cependant, 65 % des personnes qui ont passé le test en français l'ont réussi. Cela représente un taux d'échec de 35 %, ce qui est considérable, a-t-elle déclaré. 

[Il faut] créer des opportunités égales dans chaque langue [...] dans une province où nous avons une pénurie d'enseignants de français, a-t-elle déclaré.

Beaucoup de ces personnes sont anxieuses, selon Mme Lewkowicz.

Celle-ci a pu prendre rendez-vous afin de tenter de passer l’examen, mais selon elle, il s’agit d’une loterie en raison de la disponibilité limitée.

Avec les informations de CBC News

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !