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Un Rouynorandien coupable de voyeurisme

Le palais de justice de Rouyn-Noranda.

Le palais de justice de Rouyn-Noranda (archives)

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Le juge Christian Leblanc a donné une sentence d’absolution conditionnelle à Cédric Morissette, qui a plaidé coupable à une accusation de voyeurisme mardi après-midi au palais de justice de Rouyn-Noranda.

Cédric Morissette a écopé d’une absolution conditionnelle avec une période de probation supervisée de 18 mois. Il doit aussi faire un don de 3000 $ à l'organisme le Point d'appui et faire un suivi psychologique.

Les faits reprochés sont survenus à l'été 2020.

Alors qu'il était sur son lieu de travail, Cédric Morissette a installé son cellulaire en mode caméra vidéo dans la salle où les femmes se changeaient.

Capté sur vidéo

Une femme a remarqué la présence du cellulaire pendant qu’elle se changeait. En le prenant, elle s’est rendu compte qu'une vidéo était en train d'être captée.

La victime a rapporté le cellulaire à un superviseur, qui a demandé à Cédric Morissette de supprimer la vidéo immédiatement.

Dans la vidéo en question, on peut voir Cédric Morissette placer son cellulaire dans un coin de la pièce.

Lors de la fouille du cellulaire, les enquêteurs ont trouvé une autre vidéo, captée dans la même salle, environ un mois plus tôt, en juillet 2020.

Quatre victimes

On dénombre en tout quatre victimes pour les deux événements. L'une d'entre elles a témoigné en cour et une autre a émis un témoignage par écrit. Celle qui était présente en cour a rapporté ressentir encore beaucoup de méfiance et de stress, particulièrement quand elle doit se changer sur son lieu de travail.

Dans sa décision, le juge Christian Leblanc a souligné que le tribunal ne peut pas faire abstraction du fait qu'avec la technologie, ce genre de crime est de plus en plus facile à commettre. Il a qualifié ce méfait de fléau en développement.

Le juge Leblanc a par ailleurs insisté que l’absolution conditionnelle ne signifie pas une banalisation du crime, qui, a-t-il affirmé, est une violation de l’intimité d’un endroit où l’on tient pour acquis que l’on est en sécurité.

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