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Un groupe contre l'abattage d'ours veut une surveillance accrue des agents de la faune

Un ours devant des déchets.

Il est important de bloquer l'accès à ses déchets lorsqu'on habite dans un quartier visité par des ours noirs.

Photo : Fournie par Bill Braden

Radio-Canada

Une nouvelle coalition réunissant des groupes de défense des animaux milite pour une meilleure coexistence avec les ours en Colombie-Britannique.

Elle réclame aussi une meilleure surveillance des agents de la faune.

Plus d’une vingtaine d’organisations rassemblées au sein de la B.C. Bear Alliance souhaitent notamment que les agents dont le rôle est de répondre aux conflits entre humains et ours portent des caméras corporelles.

D’avril 2020 à mars 2021, 524 ours noirs et 23 grizzlys ont été abattus par des employés du Service de conservation de la Colombie-Britannique.

Nous sommes inquiets du nombre d’ours noirs tués dans la province, dit la coprésidente du regroupement, Christine Miller.

La B.C. Bear Alliance demande la création d’un organisme de surveillance indépendant du Service de conservation de la Colombie-Britannique, construit sur le modèle du Bureau des enquêtes indépendantes, qui se penche sur les interventions policières potentiellement problématiques.

Beaucoup de ces morts pourraient être prévenues, affirme Christine Miller. Nous aimerions voir les agents de la faune avoir une meilleure compréhension du comportement des ours, et que ce soit inclus dans une formation continue offerte par des experts des ours.

Une femme pose la main sur un ours mort recouvert d'une couverture.

Une femme de Deep Cove est agenouillée près d'un ours tués par les agents de la faune en septembre dernier.

Photo : Offerte par Nancy Bleck

Meilleure sensibilisation du public

La B.C. Bear Alliance réclame une meilleure éducation des communautés qui se trouvent à proximité de l’habitat des ours. Elle veut aussi une application plus stricte des règlements municipaux afin de limiter la présence d’aliments et autres produits qui attirent les ours.

Dans un communiqué, le Service de conservation de la Colombie-Britannique affirme que l’abattage d’animaux se fait toujours en dernier recours.

Un porte-parole du ministère de l’Environnement, dont relève le Service de conservation, précise que ce dernier a intensifié son travail de sensibilisation du public, en particulier dans les quartiers résidentiels qui empiètent sur les zones où vivent les espèces sauvages.

Adapter son comportement aux environnements urbains

Les populations d’ours noir et de grizzlys sont stables en Colombie-Britannique, indique le biologiste de la faune, Adam Ford.

La plus grande menace est la perte d’habitat. Plusieurs populations d’ours noirs ont dû adapter leur comportement à proximité des environnements urbains, ajoute le scientifique, notamment en adoptant un mode vie plus nocturne.

Adam Ford affirme que la relocalisation des ours qui se sont habitués à la présence humaine n’est pas toujours une bonne approche.

Si vous relocalisez ces animaux urbains dans des zones plus naturelles, leur taux de survie chute, dit-il, ajoutant que ces ours retrouvent ensuite souvent le contact avec les humains.

La clé, explique Adam Ford, est d’avoir une bonne gestion des matières qui attirent les ours, ce qui repose sur les habitants des communautés qui se trouvent près de l’habitat de l’animal : En fin de compte, tout repose sur les gens.

Heidi Biagi, qui habite depuis 21 ans à North Vancouver, en est bien consciente, car elle a vu plusieurs ours noirs au fil des ans.

Nous gardons toujours l'accès à nos déchets bloqué, dit-elle.

Avec des informations de Jon Hernandez et Alexandre Lepoutre

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