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Plus de 250 enseignants du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue sont en grève

Les enseignants tiennent des piquets de grève devant les différentes entrées du Cégep.

Les enseignants tiennent des piquets de grève devant les différentes entrées du Cégep.

Photo : Radio-Canada / Janis Rivard

Janis Rivard

Du mardi 11 mai à midi jusqu’au jeudi 13 mai à midi, les membres du Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue (SEECAT) seront mobilisés pour dénoncer la rigidité du gouvernement à la table de négociations pour leur convention collective.

Les enseignants n’ont plus de convention collective depuis 18 mois et la grève se veut un moyen de pression pour accélérer ces négociations entre la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), dont ils sont membres, et le gouvernement du Québec.

Selon Frédérique Godefroid, représentante syndicale du SEECAT, la grève était essentielle pour faire bouger les choses à la table de négociations. Depuis qu’on a annoncé notre grève, soudainement, les tables se sont ouvertes. Donc on pense que c’est un moyen qu'on n'avait pas le choix d’employer. On aurait préféré ne pas avoir à faire ça, mais dans les circonstances, on voit que c’est encore le moyen qui fonctionne le mieux, explique-t-elle.

Ce sont donc 45 cégeps qui sont en grève, dont l’Abitibi-Témiscamingue et ses trois campus d’Amos, Rouyn-Noranda et Val-d’Or.

Les syndicats demandent, entre autres, une augmentation de salaire pour les trois premières années, une plus grande stabilité d’emploi pour les employés plus précaires et plus de soutien pour les étudiants défavorisés ou en situation de handicap.

Ça fait 18 mois que notre convention collective est échue, qu’on a des besoins criants en matière de soutien aux étudiants et étudiantes défavorisés ou en situation de handicap, qu’on a besoin aussi d’améliorer les conditions de travail de nos profs les plus précaires, déplore Frédérique Godefroid.

Des enseignants debout et assis sur le trottoir devant le Cégep.

Le enseignants ont piqueté devant le Cégep mardi.

Photo : Radio-Canada / Janis Rivard

Les syndicats demandent également à ce qu’on revoie la formule de la formation continue, qui demande une charge de travail aussi importante que pour un cours régulier, alors qu’elle en offre la moitié du salaire.

On est aussi en grève pour le secteur public, parce que, quand on fait avancer les conditions du secteur public, c’est toute la population qui en profite. Donc on est vraiment là en solidarité aussi avec les professeurs du primaire, du secondaire, en solidarité avec les personnes qui travaillent dans le milieu de la santé, explique la représentante syndicale du SEECAT.

Bien que les négociations aient repris depuis l’annonce de la grève, il y a trop d’ententes à prendre entre la FNEEQ et le gouvernement pour qu’une annonce soit faite bientôt.

Il y a peu de chances avant la fin des trois jours, parce que ça supposerait un déblocage important du côté financier. Donc les trois journées devraient se faire, mais les discussions se sont vraiment accélérées, donc on a confiance que ce ne sera pas nécessaire de faire d’autres journées pour arriver à une convention satisfaisante, explique Frédérique Godefroid.

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