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Pourquoi des environnementalistes ne veulent-ils pas tondre leurs gazons en mai?

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Les pissenlits sont très utiles aux abeilles.

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Et si on laissait la tondeuse dans le cabanon un peu plus longtemps que prévu cette année? C’est ce que propose l’organisme Conservation de la nature Canada qui demande aux Canadiens de laisser pousser leur gazon et les pissenlits pendant le mois de mai, pour soutenir la biodiversité et venir en aide aux pollinisateurs.

Beaucoup de Canadiens attendent le printemps et la fonte des neiges avec impatience pour nettoyer leur jardin. Bien que cette pratique paraît inoffensive, elle donne la vie dure aux insectes pollinisateurs comme les abeilles.

Au mois de mai, ces pollinisateurs émergent de l’hibernation et cherchent de la nourriture, tout comme l’ours dans les montagnes, explique le porte-parole de Conservation de la nature Canada, Jensen Edwards.

On peut les aider un peu en leur offrant un buffet de printemps sur nos pelouses avec ces pissenlits.

Une citation de :Jensen Edwards, porte-parole de Conservation de la nature Canada

Six millions de pelouses

Depuis deux ans, Conservation de la nature Canada a repris le mouvement No Mow May, qui a pris naissance au Royaume-Uni, et l’a traduit par En mai, laissez pousser!.

Le mouvement propose aux propriétaires des quelque six millions de pelouses canadiennes, selon les données de la Fondation David Suzuki, de laisser la nature faire son œuvre au printemps en ne tondant pas les pelouses pour protéger l’habitat naturel de nombreux insectes.

Les pollinisateurs de toute la région [d’Edmonton] sont en déclin de manière importante, affirme Nikki Paskar, Coordonnateur de la conservation pour l’organisation caritative Edmonton and Area Land Trust.

Il est crucial que ces sources de nourritures et ces habitats leur soient disponibles, ajoute-t-elle.

Mike Hamilton a décidé de réaménager son terrain il y a une dizaine d’années en y plantant entre autres différents arbres et arbustes fruitiers.

J’étais fatigué de tondre la pelouse, raconte l'Edmontonien.

Depuis, une multitude d’insectes ont élu domicile sur sa propriété.

Les insectes font partie d’un écosystème en santé. [...] Il est tout à fait possible de vivre en harmonie avec eux, assure-t-il.

Nikki Paskar propose également à la population de planter des espèces de plantes indigènes ou encore d’installer un hôtel pour abeilles dans sa cour pour faciliter le travail des pollinisateurs.

De son côté, Jensen Edwards propose aux plus réticents de tondre une partie de leur pelouse, tout en laissant quelques endroits sauvages, pour que poussent librement différentes fleurs.

L’idée est de repenser nos pelouses. Souvent, on pense que c’est une monoculture, mais en réalité ce sont des espaces naturels. On fait partie de l'écosystème urbain alors c’est important de ne pas les rendre artificielles comme s'il s'agissait d'une extension du tapis du salon, dit-il.

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